Une nouvelle étude de Croix Bleue révèle que les pressions financières, les incertitudes géopolitiques et l’évolution des priorités des voyageurs transforment la manière dont les Canadiens explorent le monde.
En 2025, le monde du voyage sera bouleversé par les pressions financières, les incertitudes géopolitiques ainsi que les inquiétudes croissantes liées au surtourisme et aux changements climatiques, révèle une Étude de Croix Bleue.
L’Étude Croix Bleue sur les intentions de voyage 2025 révèle en effet que les voyageurs canadiens adaptent leurs habitudes pour tenir compte des récents facteurs externes, tout en soulignant le rôle d’une jeune génération passionnée d’aventures, laquelle mène le changement vers l’adoption d’une approche responsable du voyage.
Tout est dans la façon
« Les Canadiens revoient leur façon de voyager, et non le fait de voyager, explique Tim Bishop, directeur général de Croix Bleue du Canada. Nous constatons qu’ils ajustent leurs plans non seulement pour surmonter les obstacles économiques, mais aussi pour prendre en compte les répercussions que peuvent avoir leurs escapades sur le monde qui les entoure. »
« Cela les amène donc à une planification plus réfléchie, comme choisir des destinations qui correspondent davantage à leurs valeurs personnelles, tout en tenant compte des risques, notamment liés aux conditions météorologiques extrêmes, poursuit Tim Bishop. Dans cette optique, les Canadiens privilégient la flexibilité et la tranquillité d’esprit afin de voyager en toute confiance. »
La faiblesse du dollar canadien
Les pressions liées aux coûts et à un dollar faible transforment aussi les projets de voyages. Toujours selon l’étude, les contraintes financières liées aux voyages sont plus présentes que jamais : 81 % des voyageurs canadiens disent ainsi avoir modifié leurs projets en raison de la hausse des coûts, soit une augmentation de 12 points par rapport à l’an dernier.
Les habitudes de voyage des jeunes, dont la plupart ont commencé à parcourir le monde de manière indépendante plus récemment, se sont développées dans un contexte économique exigeant une certaine adaptabilité. Les répondants de la génération Z (90 %) sont donc plus nombreux à estimer devoir s’adapter à la hausse des prix que les baby-boomers (70 %).
Baisse du nombre de déplacements
L’Étude révèle que 36 % des voyageurs ont déjà réduit le nombre de leurs déplacements en raison des coûts associés aux voyages. Avec la contrainte budgétaire en tête des priorités, plus du tiers des voyageurs (35 %) privilégie des hébergements ou des destinations plus abordables, alors que 31 % profitent des tarifs réduits des périodes hors saison.
Dans ce contexte, le quart des voyageurs (25 %) choisit des destinations plus proches, tandis que 22 % raccourcissent leurs séjours. De plus, un voyageur sur dix (12 %) privilégie des modes de transport alternatifs, comme l’autobus ou le train, afin de réduire les dépenses. Ces tendances montrent que les Canadiens restent déterminés à voyager et à trouver des solutions adaptées au contexte économique actuel.
Incertitudes géopolitiques et surtourisme
Au-delà des préoccupations financières, les Canadiens tiennent compte des incertitudes géopolitiques lors de la planification de leurs voyages. À la suite des dernières élections américaines, près de la moitié des Canadiens (47 %) affirment être plus susceptibles d’éviter les déplacements aux États-Unis dans les 12 prochains mois.
Le surtourisme préoccupe également les voyageurs canadiens, puisque 45 % d’entre eux disent avoir déjà vécu ce qui pourrait s’apparenter à un sentiment antitouriste, telles que des limites journalières dans les zones touristiques ou des restrictions sur les locations de court-terme dans les destinations majeures.
Une approche plus responsable
Conscients de ces enjeux, certains voyageurs canadiens adoptent une approche plus responsable : près de la moitié des répondants (47 %) – en particulier la génération Z (58 %) et les milléniaux (55 %) – indiquent avoir changé leurs projets de voyage en raison des préoccupations exprimées par les communautés locales face aux défis potentiels du tourisme, telles que la hausse du coût de la vie et des pressions sociales.
Par ailleurs, 20 % des voyageurs évitent complètement les zones trop touristiques et 19 % rapportent faire un effort pour soutenir les entreprises locales. Malgré ces tendances en constante évolution, la plupart des Canadiens perçoivent toujours le voyage comme une activité enrichissante. Près de 83 % y voient une occasion de créer des liens avec les communautés locales, que ce soit en soutenant les entreprises ou en respectant leurs coutumes et traditions.
Beau temps pour voyager!
Les changements climatiques représentent quant à eux l’enjeu ayant le plus d’impact sur les habitudes de voyage, une majorité de voyageurs canadiens (65 %) rapportant avoir ajusté ses plans en conséquence. Les membres de la génération Z sont les plus affectés par cet enjeu, puisque 77 % d’entre eux ont modifié leurs habitudes de voyage.
Que ce soit en évitant les destinations aux conditions climatiques extrêmes (27 %), en choisissant des périodes moins exposées à ce type de risques (23 %) ou en évitant complètement certaines destinations (20 %), les Canadiens tiennent de plus en plus compte de ces changements dans leurs prises de décisions.
Une nouvelle génération et une nouvelle ère du voyage
L’avenir du voyage évolue bien au-delà des traditionnelles visites de sites touristiques : désormais, les Canadiens tiennent compte à la fois des mécanismes de maîtrise des coûts et de leurs convictions personnelles.
Les jeunes voyageurs, dont les habitudes ont été façonnées par les défis postpandémiques, adoptent aujourd’hui une approche du voyage plus consciente, agile et avec une meilleure compréhension des risques.
Le Québec, société distincte du voyage
Certaines conclusions de l’étude montrent la spécificité des comportement des voyageurs propres au Québec. Ainsi :
L’environnement est au cœur des préoccupations des Québécois lorsqu’ils voyagent
- Les Québécois sont plus susceptibles (73 %) d’adapter leurs voyages en fonction des risques et enjeux climatiques (65 % à l’échelle nationale);
- Près d’un quart des Québécois (24 %) choisit de voyager hors saison pour réduire leur impact climatique, une proportion similaire à la moyenne nationale (23 %);
- Les Québécois considèrent également les enjeux climatiques lors du choix des activités (19 %), et près d’un sur cinq d’entre eux (18 %) évitent certaines destinations pour des raisons environnementales.
La hausse des coûts associés au voyage influence les choix des Québécois
- Les Québécois sont les plus susceptibles d’adapter leurs façons de voyager en raison de l’augmentation des coûts (84 %), comparativement à 81 % au niveau national;
- Pour faire face à ces hausses, près d’un tiers des Québécois (34 %) réduit le nombre de voyages au cours de l’année, 31 % privilégient des hébergements plus abordables (contre 35 % à l’échelle nationale) et près d’un quart (24 %) choisit de voyager localement, une proportion plus élevée que la moyenne nationale (15 %).
Les Québécois modifient leurs habitudes de voyage pour éviter le surtourisme
- Près de six Québécois sur dix (59 %) revoient leurs habitudes de voyage afin d’éviter le surtourisme, contre seulement 47 % à l’échelle nationale;
- Un Québécois sur cinq (20 %) dit éviter entièrement les endroits trop touristiques, une proportion qui correspond à la moyenne nationale;
- Plus d’un quart (26 %) veille également à soutenir les entreprises ainsi que communautés locales, contre 19 % à l’échelle nationale.
L’assurance voyage est la plus populaire auprès des Québécois
- Les voyageurs québécois sont les plus susceptibles de souscrire une assurance voyage lorsqu’ils planifient un voyage (72 %, contre 63 % à l’échelle nationale);
- Un Québécois sur deux (50 %) affirme que souscrire une assurance voyage lui procure une tranquillité d’esprit en le protégeant contre les imprévus, comparé 61 % au niveau national.
- Parmi d’autres raisons courantes pour lesquelles les Québécois choisissent de voyager avec une assurance, 41 % évoquent un sentiment de sécurité accrue, contre 46 % à l’échelle nationale.
- De plus, 38 % mentionnent la réduction de stress (par rapport à 42 % au niveau national) et environ un tiers d’entre eux (34 %) relève un gain de confiance, une tendance similaire à celle observée à l’échelle nationale (35 %).
Les voyages aux États-Unis perdent en popularité auprès des Québécois
- Comme ailleurs au Canada (47 %), près de la moitié des Québécois (48 %) disent être moins susceptible de visiter les États-Unis cette année.
Se rassurer par l’assurance
« Tous ces résultats renforcent la nécessité d’une assurance voyage axée sur l’assistance, conclut Tim Bishop. Compte tenu de l’évolution constante des risques, les Canadiens recherchent des ressources qui répondent aux nouveaux besoins en matière de voyage. »
« Une approche personnalisée de l’assurance ainsi que de l’assistance voyage peuvent aider à gérer les imprévus et les frais qui en découlent, peu importe la nature des circonstances, que ce soit hors province ou à l’étranger », conclut le dirigeant.
Pour en savoir plus sur l’étude, c’est par ici.