Impact des nouveaux tarifs états-uniens sur le voyage : l’ACTA fait le point

Bien que les conseillers en voyages ne soient pas directement visés par ces droits de douane, l’ACTA soulève quelques potentiels impacts pour l’industrie.


À la suite de la divulgation (abracadabrante) des droits de douane tous azimuts de Trump, hier, l’ACTA met l’industrie en garde sur ce qui s’annonce comme une guerre commerciale mondiale et son impact potentiel sur les voyages et le tourisme. 

Selon l’ACTA, le secteur du voyage et du tourisme pourrait être confronté à des défis uniques en raison de ces tarifs : 

  • Voyages transfrontaliers : la hausse des prix des biens et l’incertitude économique pourraient réduire les dépenses discrétionnaires en voyages entre les deux pays;
  • Coûts de transport : les tarifs de 25 % sur les automobiles pourraient éventuellement affecter les prix de location de voitures et les services de transport des deux côtés de la frontière;
  • Dépenses des consommateurs : les pressions économiques pourraient réduire les budgets globaux consacrés aux voyages pour les Américains et les Canadiens;
  • Voyages d’affaires : les entreprises confrontées à une augmentation des coûts pourraient restreindre leurs budgets de déplacement;
  • Perturbations de la chaîne d’approvisionnement : les entreprises du secteur du voyage qui dépendent de biens importés pour leurs opérations pourraient faire face à une augmentation des coûts.

L’ACTA note toutefois que les agences de voyages et les conseillers en voyages ne sont pas directement visés par ces tarifs, ce qui atténue certains impacts immédiats. 

 

Des droits de douane en deux phases

Les tarifs imposés par Donald Trump sur les importations provenant de pays avec lesquels les États-Unis enregistrent des déficits commerciaux seront mis en œuvre en deux phases. 

  • Un tarif de base de 10 % sur tous les biens importés à partir du 5 avril;
  • Des tarifs « réciproques » supplémentaires sur les pays ayant d’importants déficits commerciaux avec les États-Unis à partir du 9 avril.

En outre, un tarif forfaitaire de 25 % sur toutes les exportations automobiles est entré en vigueur 

Le 3 avril, le Canada a réagi en imposant des tarifs réciproques de 25 % sur les automobiles américaines, reflétant l’action des États-Unis dans une réponse directe visant à protéger les intérêts canadiens. 

 

Un traitement préférentiel pour le Canada mais…

Bien que les décrets exécutifs maintiennent le traitement préférentiel accordé par l’ACEUM (anciennement ALENA), plusieurs impacts clés ont émergé.

  • Acier et aluminium : les tarifs de 25 % restent en place
  • Secteur automobile : les tarifs de 25 % s’appliquent désormais aux véhicules canadiens
  • Biens conformes à l’ACEUM : la majorité des exportations canadiennes expédiées selon les protocoles de l’ACEUM continueront à bénéficier d’un traitement préférentiel avec des tarifs de 0 %
  • Biens non conformes à l’ACEUM : ils seront soumis soit à des tarifs de 25 %, soit de 10 % pour les produits énergétiques et la potasse.

Selon l’ACTA, ce décret crée un système à deux niveaux pour les exportations canadiennes : celles dûment enregistrées sous l’ACEUM bénéficient d’un traitement préférentiel, tandis que les autres font face à des tarifs substantiels.

À l’exception des tarifs automobiles désormais en vigueur, le Canada se retrouve dans la même situation qu’avant le 2 avril. 

En conséquence, l’ACTA reste « prudemment optimiste mais vigilante. » Si les biens conformes à l’ACEUM sont protégés, la nature volatile de l’administration actuelle suggère que les conditions pourraient évoluer (ou dégénérer) rapidement.