Des sources proches de l’administration Trump ont indiqué qu’une telle entente pourrait être annoncée prochainement.
Selon plusieurs rapports, l’administration Trump étudierait la possibilité de conclure un accord économique avec Cuba, qui pourrait inclure un assouplissement des restrictions de voyage pour les États-Uniens se rendant sur l’île.
Comme le rapporte aujourd’hui USA Today, des sources familières avec les projets de Trump ont affirmé qu’un accord pourrait être annoncé bientôt, même si les détails et l’échéancier restent flous.
Un accord aux multiples volets
Selon l’article, les discussions autour d’un éventuel accord portent notamment sur des mesures qui permettraient de faciliter les déplacements vers La Havane, ainsi que sur de possibles arrangements concernant les ports, l’énergie et le tourisme.
Des responsables états-uniens ont également envisagé de lever certaines sanctions dans le cadre d’une approche économique plus large des relations avec l’île.
Les discussions auraient aussi porté sur d’éventuelles conséquences politiques pour la direction cubaine, incluant la possibilité d’un cadre de transition impliquant le président Miguel Díaz-Canel, tandis que des membres de la famille Castro pourraient rester sur l’île.
Ces échanges interviennent après une période de pression accrue des États-Unis sur le gouvernement cubain, à la suite des actions entreprises par Washington contre le Venezuela et de la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro.
Plutôt que de tenter de renverser directement le gouvernement communiste de La Havane, l’administration Trump envisagerait ainsi une approche axée sur l’engagement économique qui privilégierait les intérêts stratégiques états-uniens.
Une politique de voyage en mutation
La politique états-unienne de voyage vers Cuba a considérablement évolué, ces dernières années. Sous sa présidence, Barack Obama avait assoupli certaines restrictions sur les voyages et les échanges avec l’île, mais plusieurs de ces mesures ont ensuite été annulées lors du premier mandat de Trump.
Ce dernier a indiqué publiquement que des discussions avec des responsables cubains étaient en cours par l’intermédiaire du secrétaire d’État américain Marco Rubio – dont les parents sont des Cubains exilés aux États-Unis.
On ignore encore quelles concessions les États-Unis pourraient exiger en retour si un accord se concrétisait.