De 80 à 100 millions d’euros bloqués dans les banques cubaines

Selon le Havana Times, les groupes hôteliers sont incapables de rapatrier leurs fonds en raison de la crise que traverse Cuba.


Les grandes chaînes hôtelières internationales qui ont investi dans des complexes touristiques à Cuba auraient renoncé à récupérer entre 80 et 100 millions d’euros, présentement gelés dans le système bancaire cubain, selon plusieurs sources.

Selon le Havana Times, ces groupes hôteliers sont dans l’impossibilité de rapatrier les dizaines de millions d’euros qui leur appartiennent, en raison des difficultés économiques et financières auxquelles fait face Cuba.

 

Une succession de retraits

Rappelons que le mois dernier, plusieurs grandes chaînes hôtelières ont annoncé leur retrait de Cuba, alors que le tourisme vers l’île s’est pratiquement arrêté sous l’effet des sanctions imposées par l’administration états-unienne et du blocus pétrolier.

Les exploitants de complexes touristiques devaient également respecter l’échéance du 5 juin fixée par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) de l’administration états-unienne, qui exigeait la cessation des activités à Cuba sous peine de sanctions.

Le 1er juin, Blue Diamond Resorts a annoncé la fin immédiate de ses activités à Cuba, après un retrait progressif amorcé en février 2026, au moment où des rapatriements massifs avaient permis à des milliers de voyageurs canadiens de rentrer de l’île.

 

Iberostar, Gaviota et les autres

Iberostar lui a emboîté le pas en mettant fin à son partenariat avec Gaviota, ce qui a touché la gestion par le groupe hôtelier espagnol d’une douzaine de complexes à Cuba.

Ces 12 établissements appartiennent au portefeuille de Gaviota et, par extension, à l’État cubain, plus précisément au conglomérat militaire Grupo de Administración Empresarial S.A. (Gaesa).

Selon les informations disponibles, Iberostar demeure toutefois présente à Cuba grâce à des hôtels affiliés aux groupes Cubanacan et Gran Caribe.

Par la suite, Archipelago International a également annoncé son départ. Puis, le 3 juin, Meliá Cuba a dévoilé son intention de cesser d’assurer la gestion et d’autres services pour près de la moitié de ses établissements dans le pays.

Enfin, le 23 juin, Cuba a annoncé un assouplissement des règles encadrant la propriété étrangère dans les projets touristiques, dans l’espoir de maintenir à flot une industrie touristique confrontée à de très graves difficultés.