8 heures par jour sur les GDS et l’IA gagne du terrain chez les pros

Selon le Global Travel Agent Report, les conseillers en voyages utilisent plus les GDS qu’en 2024, utilisent davantage l’IA et voient un intérêt marqué pour la durabilité chez leurs clients.


À tous les deux ans, Amadeus mène l’enquête Takedown Research dans le cadre du Global Travel Agent Report pour sonder les pros du voyages sur divers sujets, à commencer par leur utilisation des GDS.

Cette année, on a ainsi interrogé plus de 750 conseillers en voyages auprès des trois principaux fournisseurs de GDS de l’industrie, soit Amadeus, Sabre et Travelport, et ce dans trois grandes régions du monde : l’APAC (Asie-Pacifique), l’EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et les Amériques.

D’après l’étude, près de la moitié des conseillers dans le monde (43 %) indiquent ainsi utiliser leur GDS davantage qu’en 2024 et, en moyenne, les agents consultent les GDS plus de six fois par jour, pour près de huit heures de connexion.

Par région, l’APAC arrive en tête, avec 47 % des agents qui utilisent les plateformes davantage qu’il y a deux ans, devant la région EMEA (44 %), et les Amériques (42 %).

 

Autres conclusions

La parité tarifaire constitue une priorité, souligne Amadeus, alors que les agents dépendent davantage du système traditionnel de distribution. Pour les conseillers, la parité tarifaire n’est pas négociable : 94 % des répondants la jugent très importante. Deux sur trois (63 %) affirment qu’ils réserveraient activement un autre établissement s’ils constataient une incohérence dans les tarifs.

Quelque 90 % des répondants déclarent s’appuyer sur les champs de description des hôtels (HoD), fournis par les établissements, lorsqu’ils comparent et recommandent des propriétés.

Dans toutes les régions, le développement durable est passé du statut de « plus » apprécié à celui de critère décisionnel standard. Près de neuf conseillers sur dix (88 %) affirment que le développement durable compte pour les clients lorsqu’ils choisissent un fournisseur.

Lorsque les renseignements sur les pratiques environnementales font défaut, les agents estiment que cela peut avoir une incidence négative sur la décision de réservation, particulièrement en EMEA et en APAC.

 

IA et flux de travail

Plus de trois conseillers sur quatre affirment que l’IA fait désormais partie de leurs outils de vente. Ils l’utilisent pour rechercher des options, comparer du contenu, formuler des recommandations et accroître leur productivité.

« Le niveau d’aisance est élevé, même si des différences régionales se manifestent », indique Amadeus. L’APAC arrive en tête, les agents de cette région ayant déjà recours à des applications avancées de l’IA, notamment pour les suggestions d’itinéraires (36 %), les recommandations liées aux CRM (32 %) et les outils de détection de fraude ou de contrôle de la qualité (21 %).

L’IA conversationnelle, notamment ChatGPT, Copilot et Gemini, est surtout utilisée par les agents de la région EMEA (62 %) et constitue le principal cas d’utilisation dans toutes les régions.

Les outils automatisés de recherche tarifaire et les plateformes de suggestion d’itinéraires fondées sur l’IA gagnent également du terrain : chacun est utilisé par 29 % des agents dans le monde.

 

Frilosité en Amérique

Selon le sondage, les agents des Amériques se montrent plus prudents à l’égard de l’IA : plus d’un conseiller sur trois (35 %) affirme ne pas l’utiliser pour l’aider à vendre. Le rapport estime toutefois que « cette situation pourrait évoluer à mesure que les outils s’intègrent davantage aux flux de travail quotidiens ».

Dans toutes les régions, les conseillers s’entendent pour identifier plusieurs domaines où l’IA pourrait améliorer leur productivité : les suggestions de prix et de ventes additionnelles, les recommandations d’hôtels, l’inspiration pour les destinations et la comparaison de contenu.

Pour consulter le rapport complet, c’est par ici.