Brand USA Travel Week à Montréal : d’optimisme et de reprise

Après avoir fait escale à Toronto, une cinquantaine de partenaires de la tournée Brand USA Travel Week Canada étaient de passage à Montréal, hier, pour réseauter avec les conseillers en voyage et les convaincre que la reprise… ne saurait tarder!    


Hier, l’hôtel Fairmont Queen Elizabeth, à Montréal, fourmillait d’invités internationaux. Outre les dignitaires de l’Union européenne (dans la salle voisine), pas moins de 46 représentants, de tous les coins des États-Unis, participaient à la première édition de Brand USA Travel Week Canada.

©Nathalie De Grandmont

Cet événement-phare pour Brand USA (semblable à l’ancien Canada Connect), était destiné à renforcer les liens avec les conseillers en voyage canadiens et surtout, les aiguiller et les aider à préparer de futurs voyages aux États-Unis, dès que la demande sera au rendez-vous – peut-être dès la semaine prochaine, si Trump reçoit unn camouflet aux midterms.

 

Un vent d’optimisme, de part et d’autre

Sabrina Couturier et Katherine Verreault, de Groupe Voyages Québec ©Nathalie De Grandmont

En effet, plusieurs conseillers en voyage et les nombreux partenaires des États-Unis que nous avons pu rencontrer sur place étaient tous unanimes pour dire que, bien que la reprise des voyages vers les États-Unis ne soit pas encore très manifeste, l’optimisme, lui, était bel et bien au rendez-vous.

La majorité d’entre eux avouaient qu’ils étaient là non pas pour parler de ventes à court terme, mais pour parler d’avenir. « L’ambiance est très positive, on est vraiment dans l’optimisme et [les partenaires des États-Unis] le sont aussi », assurent Sabrina Couturier et Katherine Verreault, de Groupe Voyages Québec.

De leur côté, la majorité des représentants des différentes villes et États présents exprimaient la même chose. « Tout le monde est ici aujourd’hui pour dire ‘nous sommes là dès que vous serez prêts ! »  insiste Jerry Grymek, représentant la région de Visit Florida Keys & Key West.

Jerry Grymek (Visit Florida Keys) et Evan Decker (Visit Houston) ©Nathalie De Grandmont

 

Des signes encourageants

Dans son discours de bienvenue, le président et directeur-général de Brand USA, Fred Dixon, affirmait d’ailleurs lui-même que certaines données et signes sont encourageants.

Kaiely Scarle et Lynley Farris, de l’office de tourisme de la Louisiane ©Nathalie De Grandmont

En plus de réitérer l’importance du marché canadien (le deuxième marché international pour les États-Unis, avec 16 millions de visiteurs en 2025), le président de Brand USA disait qu’une étude récente démontre que le nombre de visiteurs canadiens a augmenté au cours des quatre derniers mois consécutifs, en comparaison avec la même période l’année dernière.

Fred Dixon, président directeur général de Brand USA ©Nathalie De Grandmont

« Et on s’attend aussi à une croissance semblable pour septembre », a-t-il ajouté, en évoquant notamment des augmentations récentes pour les séjours terrestres (+ 8 %) et pour les arrivées aériennes (+ 12 %). Au-delà des chiffres, Fred Dixon a également commenté la situation actuelle, en disant : « Nous savons que les Canadiens et les Québécois abordent leurs voyages aux États-Unis différemment et il est de notre responsabilité de comprendre le marché et nous assurer que notre approche tienne compte de ces changements. »

 

Une forte représentation, très variée 

À première vue, l’équipe de Brand USA semblait avoir mis les bouchées doubles pour organiser cet événement, tant à Toronto qu’à Montréal.

« Une volonté qui souhaitait refléter également l’importance de mobiliser les partenaires des marchés anglophone et francophone du pays », précise l’équipe de Brand USA.

Chose certaine, les 75 conseillers inscrits à l’événement d’hier ont pu y rencontrer et échanger avec une vaste gamme de partenaires, incluant des États et villes moins connus des Québécois (tels que le Dakota, l’Oregon, la Georgie ou le Wyoming), auxquels s’ajoutaient plusieurs destinations plus familières sur ce marché, telles que le Nevada, la Floride, le Texas, la Californie, le Maine, le Vermont et la Virginie, sans parler des villes de New-York, Philadelphie, Washington, Las Vegas, et Chicago qui, selon plusieurs, demeurent – et continueront d’être – des classiques.

Laura Hernandez et Brea Williams, de Visit Las Vegas ©Nathalie De Grandmont

 

Un clin d’œil du Vermont

Bien sûr, plusieurs États frontaliers font partie de ces classiques, dont le Vermont, qui était représenté hier par son sénateur, Peter Welch.

« Notre économie, mais également nos vies, ont été enrichies par les voyageurs Canadiens, et nous voulons que ça continue », de dire le sénateur. Et il en a profité aussi pour remercier chaudement les conseillers en voyage qui « contribuent grandement à créer ces contacts et ces belles expériences.»

Peter Welch, le sénateur du Vermont (dont les propos étaient traduits par Marion Certain, gestionnaire principale développement) ©Nathalie De Grandmont

 

Destinations en vogue grâce aux sports et aux croisières

Comme on a pu le constater hier, plusieurs destinations de nos voisins, dont la Virginie et Las Vegas, par exemple, continuent de peaufiner leurs offres pour plaire aux Canadiens, en proposant des promotions ciblées telles que les Rabais-Dollars à Virginia Beach ou les forfaits d’hébergement au pair qu’ont proposé récemment certains hôtels de Las Vegas.

Jerry Grymek, de Visit Florida Keys ©Nathalie De Grandmont

D’autres, tels que le Texas, Porto Rico ou les Keys rappellent que leur destination demeure aussi très populaire grâce à l’essor des croisières, qui y emmènent (encore) plusieurs Canadiens, incluant pour des séjours pré ou post-croisières.

Cristina Fernandes, Discover Puerto Rico ©Nathalie De Grandmont

Enfin, au fil des rencontres que nous avons faites hier, plusieurs représentants – dont ceux de Travel Texas et Visit Las Vegas – nous ont aussi rappelé que le tourisme sportif et les événements musicaux sont eux aussi en plein essor auprès du marché canadien, deux créneaux que les conseillers en voyage devront aussi surveiller de près.

On s’en reparle après le 3 novembre ?