En escale à Panama City

Dans le cadre d’un séjour au Brésil au départ de Montréal, notre rédac’ chef a expérimenté le programme Panama Stopover de Copa Airlines, à Panama City. Et l’expérience s’est avérée plus que concluante, surtout avec de bons partenaires.


Par le passé, j’avais déjà pu m’assurer de l’efficacité et de la fluidité du Hub des Amériques de Copa Airlines, la plaque tournante du transporteur panaméen.

Même depuis l’ajout de l’aérogare 2, beaucoup plus vaste que l’aérogare 1, les correspondances entre deux vols s’y font toujours avec une grande facilité, sans attente ni contrôles douaniers – hormis quelques exceptions.

El Guayacana Hat, Casco Viejo :: Crédit : Gary Lawrence

Le mois dernier, je me suis cependant prévalu du programme Panama Stopover du transporteur, qui permet à ses passagers en transit de séjourner jusqu’à 15 jours au Panama, entre deux vols, le tout sans frais additionnels.

Crédit : Gary Lawrence

Même si Copa n’offre pas de tour guidé gratuit – comme le font par exemple Turkish Airlines à Istanbul et Emirates à Dubaï –, plusieurs fournisseurs et partenaires rendent l’escale plus alléchante car plus abordable, en proposant une foule de rabais de toutes sortes. Dans certains cas, l’escale est d’autant plus agréable qu’on se fait prendre en charge par des gens vraiment efficaces.

 

Une DMC hors pair

Pour mon escale d’une nuit, j’ai fait appel à Accento Incentives, une excellente DMC (Destination Management Company) panaméenne qui offre une grande variété de services et qui s’occupe de ses clients dès qu’ils mettent le pied hors de l’avion – littéralement.

Crédit : Gary Lawrence

C’est ainsi que sitôt sorti de la passerelle du Boeing 737 de Copa en provenance de Montréal, un préposé m’attendait avec une pancarte, le tout avant les contrôles douaniers. En trente ans de bourlingue professionnelle, je n’avais jamais vu quelqu’un venir me chercher si loin dans les méandres d’un aéroport.

Après m’avoir guidé dans les installations aéroportuaires et franchi les contrôles douaniers à mes côtés (!), le préposé m’a reconduit jusqu’à la voiture de Donaldo, le sympathique chauffeur d’Accento qui m’attendait dehors.

Hôtel Riu Plaza Panama :: Crédit : Gary Lawrence

Environ 45 minutes plus tard – l’aéroport est à 20 minutes du centre-ville mais nous étions en pleine heure de pointe –, je déposais mes pénates au Riu Plaza Panama, un établissement de 600 chambres fort bien situé en plein quartier des affaires.

Tout juste le temps de me rafraîchir un peu que déjà, l’excellent guide Raul venait me cueillir à la porte de l’hôtel pour une virée de quelques essentiels de la ville.

 

L’étonnant Biomuseo

Premier arrêt : le Biomuseo, ou musée de la biodiversité. Situé sur l’Amador Causeway, à l’entrée du canal de Panama, cette étrange réalisation multicolore est l’œuvre de l’architecte d’origine canadienne Frank Gehry, celui-là même qui a signé le musée Guggenheim de Bilbao, la maison dansante de Prague et le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles.

Crédit : Gary Lawrence

« Pourquoi ce musée est-il important, demande Raul? Parce qu’au-delà du canal, le Panama est une région à la grande biodiversité, ce qu’on tend à oublier quand on y admire ses écluses. »

Crédit : Gary Lawrence

En concevant ce musée, l’architecte – qui était marié à une Panaméenne avant son décès l’an dernier – a notamment voulu raconter l’histoire géologique de l’isthme de Panama.

Comment la formation de cette bande de terre, il y a quelques millions d’années, a-t-elle contribué à modifier le climat, les espèces et même la distribution humaine dans les Amériques? C’est ce qu’on y découvre notamment.

 

Traitement de canal

On n’y échappe pas, surtout quand on sort du Biomuseo et qu’on assiste au défilé des méganavires qui viennent tout juste de quitter ses écluses : le canal est juste là, de l’autre côté du pont des Amériques.

Crédit : Gary Lawrence

Intrinsèquement relié à l’histoire récente du pays, et récemment remis au goût du jour par les intentions même pas voilées de Trump à son égard, le canal de Panama constitue à la fois une curiosité locale et l’une des plus grandes réalisations d’ingénierie de l’histoire moderne.

Pour en saisir toute l’essence, un seul lieu s’impose : les écluses de Miraflores. Situées à quelques kilomètres du centre-ville, elles sont dotées d’un centre des visiteurs et d’un cinéma IMAX où on relate l’histoire tumultueuse de cette voie d’eau artificielle construite entre les océans Pacifique et Atlantique, et qui a changé le commerce maritime international depuis 1914.

Crédit : Gary Lawrence

Depuis Miraflores, on assiste au passage des énormes navires qui défilent directement sous les visiteurs tandis que d’autres progressent dans les deux autres séries d’écluses parallèles.

Lors de mon passage, un paquebot de Princess Cruises évoluait ainsi à quelques centaines de mètres tandis qu’un pétrolier glissait dans l’étroite chambre d’eau située devant le Centre.

Une plateforme d’observation permet de voir de près les écluses s’ouvrir et se fermer, puis de suivre le mouvement des bateaux, tandis qu’un petit musée et des expositions dévoilent l’histoire et de la construction du canal, vidéos, photos grand format et maquettes à l’appui.

 

Le vénérable Casco Viejo

Pour clore cette journée riche en attraits dignes d’intérêt, je ne pouvais repartir sans sillonner les rues du Casco Viejo, la jolie vieille ville de Panama City.

Si on n’a du temps que pour une seule chose en ville, c’est bien ce quartier colonial aux forts relents d’autrefois, admirablement bien retapé, qu’il faut privilégier.

Crédit : Gary Lawrence

Entre ruelles pavées, balcons en fer forgé, façades délavées aux teintes pastel, églises séculaires et cafés modernes, j’ai ainsi déambulé de la Plaza de la Independencia et sa grande cathédrale à la tranquille et harmonieuse Plaza de Francia, à l’ombre des bougainvillées.

Crédit : Gary Lawrence

En chemin, Raul m’a fait faire une pause à la Catedral Metropolitana, grande église coloniale, et à l’Iglesia de San José, dont le remarquable retable couvert de feuilles d’or a échappé à la vigilance des pirates, car il était recouvert de peinture, à l’époque de leur passage, il y a plusieurs siècles.

Crédit : Gary Lawrence

La vieille ville compte aussi un nombre impressionnant de boutiques et commerces, que ce soit pour se gaver de chocolat, s’acheter un chapeau Panama (certains valent jusqu’à 5000 $!), s’installer sur un toit-terrasse pour s’offrir une cerveza bien fraîche ou admirer les fresques urbaines qui ornent certaines façades.

Crédit : Gary Lawrence

Au fil des années, le Casco Viejo est aussi devenu l’un des épicentres gastronomiques de Panama City. Après un verre au ravissant bar du splendide hôtel Sofitel, on peut s’offrir un ceviche au CasaCasco, des mets raffinés au Santa Rita ou au chic Bardot, ou préférer les plats vénézuéliens de la Casa Catedral, véritable petit musée de voitures d’époque.

Restaurant Bardot :: Crédit : Gary Lawrence

Non loin de là, la terrasse de la Plazoleta Medio Baluarte offre des points de vue enlevants sur l’enfilade de gratte-ciels de la Panama City moderne, tout en demeurant les deux pieds ancrés dans l’histoire du Casco Viejo.

Crédit : Gary Lawrence

Sur la clôture qui entoure cette placette, de nombreux cadenas d’amour ont été accrochés par des couples soucieux de sceller leur engagement éternel et la solidité de leur amour.

Mais à bien y penser, d’autres pourraient y voir là une façon comme une autre de rappeler qu’au fil des siècles, le Casco Viejo a toujours su se montrer… attachant.

Hôtel Sofite Casco Viejo :: Crédit : Gary Lawrence

 

À savoir

Copa Airlines relie Montréal à Panama City tous les jours; de là, le Hub des Amériques dessert pas moins de 84 destinations. Le portail réservé aux conseillers en voyages se trouve ici.

Le programme Panama Stopover Copa Airlines permet de faire jusqu’à 15 jours d’escale au Panama, sans frais additionnels, et de profiter d’une foule d’avantages et de rabais de la part d’hôtels, de restaurants, de prestataires de services et autres DMC partenaires.

Accento Incentives est l’une de celles-là: établie depuis 50 ans, cette DMC de premier plan se spécialise dans les programmes de voyages de motivation, les réunions d’entreprise, les événements expérientiels et les congrès internationaux. Mais ça n’empêche pas cette entreprise familiale d’offrir des visites individuelles, des expériences créatives, fluides et marquantes, qui rapprochent les gens en compagnie de guides chevronnés.

Accento est titulaire des certifications SITE (CITP et CIS), les distinctions les plus élevées de l’industrie du voyage de motivation, et elle est membre d’associations internationales comme MPI, ADMEI et PCMA.

“Au Canada, nous collaborons avec des représentants tels que Select Group Marketing et nous avons également fait nos preuves auprès de groupes et de clients canadiens qui ont vécu des expériences mémorables et réussies dans le pays”, indique Fabian Penilla, gestionnaire de projet.

Restaurant Casa Catedral :: Crédit : Gary Lawrence