La République dominicaine mise sur le Canada, en hausse de 13 %

Le Meet in Paradise Canada 2026 a duré toute la journée et a réuni plus de 1 150 professionnels et partenaires de l’industrie touristique de partout au pays, à Toronto, hier.


Il y avait beaucoup de monde au Centre Enercare de Toronto, hier. Pas moins de 1150 pros du voyage, pour être plus précis. C’est que cette année, plutôt que d’organiser deux événements d’envergure à Toronto et à Montréal, voire d’autres au pays, la République dominicaine a préféré rassembler tout le monde dans la Ville Reine.

À la tête de cet événement : le ministre du Tourisme lui-même, venu spécialement de son île pour répandre la bonne nouvelle : les arrivées de Canadiens en République dominicaine ont augmenté de 13 %, en 2026. David Collado entend donc miser sur cette croissance en misant sur de nouveaux projets, une offre d’expériences plus diversifiée et un intérêt renouvelé pour les visiteurs qui reviennent dans le pays.

C’est ce message qui a été transmis en priorité, hier, lors de cet événement baptisé Meet in Paradise Canada 2026. Cette journée complète a donné lieu à des rencontres d’affaires, de la formation sur la destination et du réseautage, sans oublier quelques pas de merengue menés par le ministre Collado en personne.

De janvier à septembre 2026, la République dominicaine a accueilli 933 715 Canadiens, soit 107 627 visiteurs de plus que durant la même période l’an dernier. Comme 92 % des visiteurs canadiens affirment avoir l’intention d’y retourner, la destination estime que les conseillers en voyages disposent d’une belle marge de manœuvre pour faire découvrir à leurs clients d’autres facettes du pays.

 

Le deuxième marché émetteur en importance

David Collado, qui dirigeait la délégation présente à l’événement d’hier, rappelle que le Canada demeure le deuxième marché émetteur de la République dominicaine. Une relation qui, selon lui, repose sur bien davantage que le nombre de visiteurs.

« Il y a des familles qui reviennent année après année, des voyageurs qui tombent amoureux de nos gens et de notre cuisine, des conseillers en voyages qui recommandent notre destination avec assurance, des compagnies aériennes qui nous rapprochent et des partenaires commerciaux qui croient en notre pays », de dire le ministre.

Pour lui, la prochaine étape du développement touristique dominicain consiste à offrir de nouvelles découvertes aux visiteurs fidèles.

Le ministre du Tourisme de la République dominicaine, David Collado, s’apprête à danser le merengue tandis que les participants rejoignent les représentants de la destination sur scène pour une fête endiablée.

 

Des Canadiens qui reviennent, encore et toujours

En 2025, le Canada a envoyé 1 157 113 passagers aériens en République dominicaine, ce qui représentait 13 % de l’ensemble des arrivées. L’Ontario et le Québec continuent de dominer le marché canadien, représentant respectivement 47 % et 39 % des visiteurs.

Le plus récent portrait de la clientèle fournit des indications utiles aux conseillers en voyages canadiens.

Quelque 91 % des visiteurs canadiens ont séjourné à l’hôtel, tandis que les voyageurs de 50 ans et plus représentaient 40 % des arrivées. Les voyages en famille comptaient pour 36 % du marché, et la durée moyenne des séjours canadiens était de huit jours.

La province de La Altagracia, où se trouve Punta Cana, a accueilli 65 % des visiteurs canadiens. La satisfaction globale des voyageurs s’établissait à 4,3 sur 5.

Le chiffre le plus révélateur reste toutefois celui-ci : 92 % des Canadiens sondés ont exprimé leur intention de revenir.

Juan Bancalari, président de l’Association des hôtels et du tourisme de la République dominicaine (ASONAHORES), estime que cette fidélité représente une occasion à saisir pour les conseillers en voyages.

« Vous n’avez pas à convaincre vos clients de tomber amoureux de la République dominicaine; beaucoup le sont déjà », a-t-il déclaré.

Son message consiste à regarder au-delà de la combinaison familière de plages, de complexes hôteliers et de soleil. Les montagnes, les terrains de golf, la gastronomie, la culture et les activités de plein air offrent autant de nouvelles raisons d’y organiser un séjour.

« Un voyageur qui nous a rendu visite cinq fois peut trouver cinq raisons complètement différentes de revenir », a-t-il souligné.

 

Révolution tranquille à Puerto Plata

David Collado a également tenu à souligner les investissements touristiques et les projets de réaménagement réalisés ailleurs qu’à Punta Cana.

À Puerto Plata, berceau de l’industrie touristique dominicaine, il a décrit une « révolution tranquille » dans le cadre du redressement de la destination.

Le vaste projet touristique intégré Punta Bergantín joue un rôle majeur dans cette démarche, a-t-il expliqué. Sur un site de bord de mer de 10 millions de mètres carrés, le projet prévoit des milliers de chambres d’hôtel sous de grandes enseignes. Les marques déjà confirmées comprennent Meliá, Westin et Dreams. Le site accueillera également d’autres investissements touristiques et immobiliers.

Selon le ministre, ce réaménagement aide Puerto Plata à retrouver sa place parmi les principales destinations touristiques du pays, grâce à ses plages, à ses montagnes et à ses paysages naturels.

La Romana et Bayahibe figurent également en bonne place sur la liste des destinations que le ministre souhaite faire découvrir aux voyageurs canadiens.

À La Romana, la Casa de Campo propose une expérience haut de gamme avec ses terrains de golf, ses installations de polo et ses plages. À proximité, le Bayahibe possède un caractère différent, avec ses plages certifiées Pavillon bleu et sa scène culinaire, influencée notamment par les visiteurs italiens qui se sont établis dans la région.

Punta Cana demeure pour sa part le moteur touristique du pays, particulièrement sur le marché canadien. David Collado a mis en avant la diversité de ses restaurants et de ses complexes hôteliers, ses plages et ses installations de golf, ainsi que son aéroport, qui accueille selon lui plus de cinq millions de touristes par année.

 

Aller voir ailleurs

Le ministre souhaite toutefois inciter les visiteurs à explorer d’autres régions.

Samaná offre des paysages tropicaux, des cascades et l’arrivée annuelle des baleines au début de l’année. Le golf occupe aussi une place grandissante dans la stratégie de développement du tourisme sportif. Selon David Collado, plus de 400 000 visiteurs se rendent en République dominicaine spécifiquement pour jouer au golf.

La croissance touristique s’accompagne également d’une responsabilité : celle de protéger les richesses naturelles et culturelles de la destination, a-t-il ajouté. Cela comprend la préservation des mangroves et du patrimoine historique, alors que de nouveaux hôtels et projets touristiques voient le jour.

 

Plus de liaisons, plus de possibilités

Faciliter l’accès des Canadiens aux principales destinations du pays constitue une autre priorité.

Julio Peña, président du Conseil de l’aviation civile de la République dominicaine, a indiqué que le pays travaillait avec le ministère du Tourisme, les compagnies aériennes et les voyagistes afin de faciliter l’ajout de liaisons et de proposer des options de transport aérien plus concurrentielles.

« Il ne sert pas à grand-chose de susciter de l’intérêt pour une destination si s’y rendre est compliqué », a-t-il affirmé.

Tony Yapol, directeur général de l’Association dominicaine des aéroports, a pour sa part indiqué que les exploitants aéroportuaires travaillaient à améliorer les installations et les procédures de traitement des passagers afin de rendre les arrivées plus simples pour les voyageurs canadiens.

 

Rencontres au sommet pour les pros

La rencontre organisée hier à Toronto a permis aux conseillers en voyages d’échanger directement avec des hôtels, des sociétés de gestion de destinations (DMC), des compagnies aériennes et d’autres fournisseurs de la République dominicaine.

Parmi les fournisseurs participants figuraient VAC, Transat, Sunwing/Vacances WestJet Québec, Porter et TravelBrands.

En plus des rencontres d’affaires individuelles, le programme proposait des formations sur les voyages de luxe, les séjours romantiques, le tourisme sportif, l’aventure, la nature, les croisières et les expériences culturelles.

Les conseillers ont également découvert DO Travel Rewards, un programme de récompenses, ainsi que des stratégies de marketing sur les médias sociaux destinées à soutenir la vente de séjours dans la destination.

La culture dominicaine était également à l’honneur, avec des prestations musicales en direct, des ateliers de fabrication de poupées, des dégustations de casabe et d’autres activités. La soirée Dominican Republic Roadshow a permis aux participants d’en apprendre davantage sur les différentes régions du pays et sur son offre touristique.

 

Un succès qui s’explique

Pour David Collado, le succès touristique du pays se mesure finalement à bien d’autres choses que le nombre d’arrivées.

« La République dominicaine est quelque chose que l’on ressent. Et lorsqu’on ressent quelque chose, on s’en souvient pour toujours », a-t-il déclaré.

Juan Bancalari a conclu en adressant aux conseillers canadiens un message qui résume bien la prochaine étape de la stratégie touristique du pays. « Ne vendez pas seulement à vos clients la République dominicaine qu’ils connaissent déjà. Faites-leur découvrir celle qu’ils ne connaissent pas encore. »

Les conseillers en voyages peuvent notamment profiter de DO Travel Rewards, un programme qui leur permet d’obtenir des remises en argent sur les réservations admissibles en République dominicaine.

Pour les dernières nouvelles sur la destination, consultez le site officiel du tourisme dominicain.

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Légende de la photo principale : David Collado, ministre du Tourisme de la République dominicaine, dirigeait la délégation présente à l’événement « Meet in Paradise Canada 2026 », organisé au centre Enercare, à Exhibition Place, à Toronto. (Toutes les photos sont une gracieuseté du ministère du Tourisme de la République dominicaine et de Michelle Zimmer.)