Le hantavirus dans la mire de l’Agence de la santé publique du Canada

Au Canada, le risque global pour la population, lié à l’éclosion du hantavirus Andes, reste faible.


L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en collaboration avec d’autres ministères et organismes du gouvernement du Canada, continue de collaborer étroitement avec des partenaires nationaux et internationaux, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour répondre à l’éclosion du hantavirus Andes liée à des passagers ayant voyagé à bord du MV Hondius.

Le 10 mai 2026, quatre passagers canadiens sont arrivés en toute sécurité en Colombie-Britannique. À plusieurs étapes de leur retour au Canada, y compris à leur arrivée, des évaluations de santé publique ont été effectuées, et les personnes ont été transférées vers des installations désignées afin d’y effectuer une période de mise en isolation.

Ces quatre personnes restent asymptomatiques et font l’objet d’une surveillance active et d’un accompagnement par les autorités sanitaires locales, conformément aux protocoles de santé publique appropriés.

Les voyageurs sont tenus de s’isoler pour une durée minimale de 21 jours et une durée maximale de 42 jours. Cette période a commencé le 10 mai, date à laquelle un cas confirmé se trouvait pour la dernière fois à bord du navire.

 

Cinq autres cas potentiels au pays

Il y a présentement cinq autres personnes au Canada considérées comme ayant été potentiellement exposées à des cas confirmés du hantavirus Andes : deux personnes qui se trouvaient à bord du MV Hondius, mais qui ont débarqué lors d’une escale antérieure avant l’identification initiale de l’éclosion fois; et trois personnes qui ont été potentiellement exposées à un cas confirmé du hantavirus Andes lors d’un vol.

À l’heure actuelle, toutes les personnes potentiellement exposées au Canada demeurent asymptomatiques et font l’objet d’une surveillance et d’un soutien de la part des autorités sanitaires locales.

 

Le cas québécois écarté

Le nombre actuel de contacts à haut risque au Canada est de neuf. Rappelons que le 8 mai 2026, une sixième personne au Canada était considérée comme ayant potentiellement été exposée lors d’un vol.

Selon l’évaluation des autorités locales de santé publique et des dernières directives de l’OMS en matière de gestion des contacts, il a été déterminé que cette personne, qui réside au Québec, n’était plus considérée comme un contact à haut risque.

La situation évoluant constamment, le nombre de personnes faisant l’objet d’un suivi de santé publique au Canada dans le contexte du hantavirus Andes est susceptible de changer.

 

Interdictions en cours

Conformément aux directives de l’OMS, les passagers et les membres d’équipage qui se trouvaient à bord du navire concerné, ainsi que les personnes identifiées comme contacts à haut risque à bord d’un vol où se trouvait un cas confirmé, ne doivent pas voyager.

Le gouvernement du Canada, en collaboration avec les autorités de santé publique, les transporteurs aériens et les agents des services frontaliers, met en œuvre des mesures temporaires visant à empêcher tout passager et membre d’équipage ayant été à bord du MV Hondius depuis le 1er avril 2026 d’embarquer sur un vol à destination du Canada.

Le risque global pour la population générale au Canada lié à l’éclosion du hantavirus Andes, associée au navire de croisière MV Hondius, reste faible.

Le gouvernement du Canada continuera de suivre la situation de près et fournira des mises à jour au besoin.