Lufthansa annule des centaines de vols en raison d’une grève dans 5 aéroports

Ces moyens de pression – les « grèves d’avertissement » de plusieurs heures ou d’une journée – sont des moyens de pression courants dans les négociations allemandes.


 Ce mercredi 7 février, le personnel au sol de Lufthansa a entrepris une journée (27 h) de grève dans les aéroports de Francfort, Munich, Berlin, Düsseldorf et Hambourg, ce qui a forcé le transporteur à y annuler des centaines de vols.

Les porte-paroles de Lufthansa ont affirmé s’attendre à pouvoir exploiter de 10 à 20 % de tous les vols prévus aujourd’hui, en précisant que les billets pouvaient être remboursés gratuitement alors que ceux des vols intérieurs en Allemagne peuvent être convertis en bons pour le train.

 

Multiples annulations

À Francfort, le transporteur a annulé de 80 à 90 % des 600 départs et arrivées prévus par Lufthansa et sa filiale Air Dolomiti avant la grève, rapporte l’agence de presse allemande dpa. Plus de 400 départs et arrivées à l’aéroport de Munich ont également été annulés.

Tous les départs de Lufthansa à Berlin et à Hambourg ont été annulés, de même que la plupart des vols intérieurs au départ de Düsseldorf. Lufthansa prévoyait que, au total, plus de 100 000 personnes devraient modifier leurs plans de voyage aujourd’hui. Une autre filiale de Lufthansa, Eurowings, n’a pour sa part pas été affectée.

 

Que veulent les employés?

Le syndicat réclame une augmentation de salaire de 12,5 %, ou au moins 500 euros (539 dollars) de plus par mois, dans le cadre des négociations pour près de 25 000 employés, y compris le personnel d’enregistrement, de manutention des avions, de maintenance et de fret. Les grèves d’avertissement de plusieurs heures ou d’une journée sont une tactique courante dans les négociations collectives allemandes.

Des négociations de conventions collectives concomitantes ont entraîné plusieurs débrayages récents dans les secteurs ferroviaire, aérien et des transports locaux, rendant les semaines écoulées frustrantes pour les voyageurs et les navetteurs en Allemagne.

La Presse canadienne