Selon un sondage, 60 % des voyageurs préfèrent toujours les humains à l’IA pour organiser leurs voyages.
Malgré la montée fulgurante des outils d’IA générative dans la planification de voyages, la plupart des gens préfèrent encore les recommandations élaborées par des humains, selon une nouvelle étude de Civitatis.
Les conclusions proviennent d’un sondage mené auprès de plus de 7 000 utilisateurs de cette plateforme mondiale spécialisée dans les activités, les visites guidées et les excursions.
Selon l’étude, 60 % des répondants affirment privilégier les recommandations humaines et les sources d’information fiables lorsqu’ils planifient un voyage.
La recherche souligne aussi les inquiétudes croissantes quant à la fiabilité des conseils de voyage générés par l’IA. Près de la moitié des voyageurs ayant utilisé des outils d’intelligence artificielle pour les aider à planifier leurs déplacements disent avoir reçu des informations incorrectes ou dépassées.
Parmi les problèmes les plus fréquents : horaires obsolètes, liens brisés, tarifs erronés et attractions indiquées comme ouvertes alors qu’elles étaient en réalité fermées.
L’IA, surtout une source d’inspiration
Le sondage indique que, même si les outils d’IA sont de plus en plus utilisés aux premières étapes de la planification, les voyageurs se tournent toujours vers les moteurs de recherche ou des plateformes spécialisées pour confirmer l’exactitude des informations.
« L’IA est un puissant allié pour l’inspiration, mais la véritable planification d’un voyage exige des certitudes que seuls le jugement expert de nos équipes et les expériences réelles de nos clients peuvent fournir, explique Andrés Spitzer, PDG de Civitatis. Dans un environnement numérique saturé de contenu, notre valeur réside dans la crédibilité et l’avis d’experts de notre communauté. La technologie peut suggérer des options, mais la confiance et la précision ne peuvent être garanties que par le facteur humain. »
Un outil toujours boudé par plusieurs
L’étude révèle aussi que la majorité des voyageurs n’utilisent pas encore d’outils d’IA pour organiser leurs voyages.
Les raisons les plus souvent évoquées? La préférence pour organiser soi-même ses itinéraires et le manque de familiarité avec l’usage de l’IA dans la planification.
Selon l’enquête, les participants constituent un public plutôt expérimenté en matière de voyages. Plus de 65 % avaient plus de 46 ans et effectuent généralement entre deux et cinq voyages par an.
L’irremplaçable expertise humaine
En réponse aux résultats du sondage, Civitatis a lancé une nouvelle campagne intitulée “Travel is Human”, conçue pour mettre en avant l’importance de l’expertise humaine et des expériences de voyage vérifiées dans un environnement numérique de plus en plus automatisé.
Dans le cadre de la campagne, l’entreprise a créé une destination fictive appelée l’île de San Elías pour démontrer à quel point les voyageurs peuvent être induits en erreur par des informations non vérifiées ou générées par l’IA. Le lieu imaginaire illustre comment des voyageurs pourraient être orientés vers des endroits ou des expériences qui n’existent pas si l’information n’est pas correctement validée.
La campagne coïncide aussi avec le lancement d’une version mise à jour de l’application mobile Civitatis. Celle-ci propose des informations de voyage en temps réel et un accès à des millions d’avis vérifiés de voyageurs, que l’entreprise identifie comme des éléments essentiels pour assurer une planification fiable et des expériences de haute qualité.