Face à leur inefficacité, plusieurs aéroports européens suspendent les contrôles de l’EES durant les périodes de fort achalandage.
À tout problème sa solution. Pour certains aéroports européens incapables de gérer les longues files d’attente causées par l’EES, la solution consiste tout simplement à désactiver temporairement le système.
Le système européen d’entrée/sortie (EES) a provoqué, plus tôt cet été, des files d’attente de plusieurs heures dans certains grands aéroports, après son déploiement complet en avril.
Une amélioration partielle
Selon des articles publiés par The Times et Politico, les représentants de l’industrie estiment que l’amélioration observée récemment dans les temps d’attente est largement attribuable à un mécanisme de secours intégré au système.
Celui-ci permet aux États membres de l’Union européenne de suspendre temporairement le traitement des contrôles EES dans des circonstances exceptionnelles, lorsque les files deviennent excessives.
Les gouvernements qui ont recours à cette mesure doivent toutefois en informer les autorités européennes responsables des frontières et justifier les raisons de son activation.
Mesures temporaires
Mais cette flexibilité ne sera pas permanente. La possibilité de suspendre les contrôles EES doit prendre fin au début du mois prochain et, selon l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), elle ne devrait pas être renouvelée.
Les organisations qui représentent les secteurs du voyage et de l’aviation exhortent désormais les autorités européennes à prolonger cette disposition.
Selon The Times, plusieurs aéroports, dont Rome-Fiumicino, ainsi que d’autres en Grèce, en France, au Portugal et en Espagne, désactivent déjà temporairement les contrôles EES pendant les périodes de forte affluence afin d’éviter l’engorgement des postes-frontières.