Le voyageur canadien assure que l’employé du transporteur s’est moqué de son poids et lui a tapoté le ventre.
Un Albertain enthousiaste à l’idée de passer Noël sous le soleil du Mexique dit que ses vacances ont été gâchées après qu’un agent de bord se soit moqué de son poids et lui ait même tapoté le ventre.
Dave Rogers, qui habite Redcliff, au sud-est de Calgary, raconte que lui et sa femme ont pris un vol d’Edmonton à Mazatlán le soir de Noël. Pendant le vol, dit-il, on leur a donné chacun une cannette de boisson gazeuse plutôt que de petits gobelets.
Quand un autre agent de bord est passé pour ramasser les déchets avant l’atterrissage, Dave Rogers dit que l’employé l’a regardé et a levé deux doigts pour indiquer deux canettes. Il a hoché la tête et l’agent a gonflé ses joues d’air.
« Je ne sais pas exactement ce qu’il tentait de faire. Mais ensuite, il a fait un large geste de la main autour de son ventre comme pour dire, encore une fois, gros ou corpulent. »
Dave Rogers raconte que l’agent de bord a ensuite tendu la main pour lui tapoter l’estomac. « Il m’a tapoté le ventre et a dit: “voilà le résultat” », rapporte-t-il.
« Je suis resté complètement bouche bée, ne sachant pas quoi dire ou faire. Ma femme m’a regardé et m’a dit: “Qu’est-ce que c’était que ça? Il a vraiment dit ça?” » Même le passager assis à côté semblait surpris, ajoute Dave Rogers.
Des vacances entachées
Il dit que l’échange l’a hanté pendant ses vacances, et que les amis et la famille à qui ils l’ont raconté étaient surpris et choqués. Il n’était plus « lui-même, habituellement jovial », pour le reste du voyage, dit-il.
Dave Rogers dit qu’un parent, récemment retraité de WestJet, lui a affirmé que l’incident allait à l’encontre de la formation reçue et que toucher le ventre d’un passager frôlait l’agression.
« Je suis un ex-militaire, et je ne vois pas ça comme une agression personnellement, mais ça pourrait être perçu comme tel parce que c’était un contact non désiré », dit Rogers, ajoutant que c’est ce qui l’a décidé à porter plainte auprès de WestJet.
Une compensation demandée
Il dit que la compagnie aérienne s’est excusée et a également affirmé que ce qui s’était passé allait à l’encontre de la formation. Mais Dave Rogers dit avoir eu l’impression que l’entreprise cherchait à l’écarter.
Il affirme ne pas vouloir que l’employé soit renvoyé, mais il a demandé une compensation, comme un bon de vol ou des points.
La compagnie a refusé, disant que le passager n’avait pas de preuve de l’interaction, dit-il. WestJet a indiqué dans un courriel à La Presse Canadienne vendredi qu’elle « prend ce genre de situation très au sérieux ».
« Les allégations du client ont été transmises pour examen interne afin d’assurer qu’une action appropriée soit prise », a déclaré la compagnie. « Nous espérons résoudre la situation directement avec le client. »
Dave Rogers dit avoir également communiqué avec l’Office des transports du Canada, mais celui-ci lui a répondu que la plainte liée au service à la clientèle ne relevait pas de sa compétence. Dave Rogers reconnaît avoir pris du poids depuis qu’il a quitté l’armée, mais dit que personne ne devrait être traité de la sorte.
« Et si on faisait ça à une femme? Elle serait complètement mortifiée et probablement en larmes », dit-il.
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Image à la une : Dave Rogers, à gauche, et son épouse, qui vivent à Redcliff, en Alberta, sont photographiés ici à l’aéroport international d’Edmonton avant leur départ pour le Mexique, le mercredi 24 décembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Document – Dave Rogers