13 questions à Lydiane St-Onge, de Groupe Voyages Québec

Nouvellement entrée en poste chez GVQ, l’influenceuse Lydiane St-Onge – alias Lydiane autour du monde – répond à nos questions sur ses motivations, ses aspirations et ses projets.


La semaine dernière, Groupe Voyages Québec annonçait une nouvelle pour le moins surprenante : l’arrivée de Lydiane St-Onge, globetrotteuse, créatrice de contenu et figure de proue du voyage actif au Québec, à titre de directrice développement des voyages actifs.

Forte de plus de 13 années d’aventures sur tous les continents et d’une communauté de 250 000 abonnés, l’influenceuse contribuera activement au développement d’une nouvelle gamme de voyages actifs, sportifs et d’aventures pour le voyagiste ainsi que pour Bougex, cette « communauté de voyageurs unis par l’envie de bouger ».

Afin de mieux comprendre d’où elle vient et où elle s’en va, nous nous sommes entretenus avec elle, hier.

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Profession Voyages : Quand es-tu entrée en fonctions chez GVQ?

Lydiane Saint-Onge : J’ai commencé le 3 février dernier. On a attendu avant d’annoncer la nouvelle parce que je voulais être sûre que j’aimerais ce nouveau boulot, qui est très différent de tout ce que j’ai fait à date. En fait, c’est la première fois que je travaille pour quelqu’un, j’ai toujours été à mon compte.

 

PV : Comment en es-tu venue à troquer ta vie d’influenceuse à plein temps pour un travail d’un tout autre genre?

LSO : Quand Laurent Plourde, le président de GVQ, a demandé à me rencontrer, je pensais qu’il voulait me parler d’un projet en lien avec mes réseaux sociaux, et j’y suis allée à reculons, d’autant plus que j’étais déjà associée à Voyages Gendron. Mais en fait, il voulait surtout me proposer de mettre à profit mon expérience et mes compétences pour créer des itinéraires. Ce fut pour moi tout un vent de fraîcheur! GVQ avait déjà une bonne gamme de voyages actifs, mais Laurent voulait quelqu’un qui les prenne en mains, qui les pousse et qui les travaille.

En Afrique du Sud, automne 2024 – Crédit: collection personnelle

 

PV : Depuis que tu as commencé, à quoi occupes-tu surtout tes journées?

LSO : Je passe à travers tous les voyages actifs de GVQ – il y en a une cinquantaine –, je vérifie leurs niveaux, je les revampe, je les adapte aux tendances du marché et je pense à de nouveaux itinéraires et à de nouvelles catégories de séjours du même genre. Je me prépare aussi à aller sur le terrain, ou je serai appelée à négocier avec des fournisseurs, entre autres choses.

Je fais déjà un beau duo avec mon bras droit, Christian Morneau, qui s’occupe de Bougex, et dans un proche avenir, je serai aussi en charge de Vaolo, cette plateforme de tourisme durable que GVQ a intégrée l’an dernier.

Je travaille également sur plusieurs projets, dont un qui est super trippant et que j’espère vraiment voir aboutir. C’est une idée à grand déploiement, mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant.

 

PV : Qu’est-ce qui te réjouit le plus dans ce nouvel emploi?

LSO : Monter des voyages, toujours avoir les yeux sur les tendances et observer ce qui fonctionne. J’aime aussi l’idée de travailler en termes stratégiques, faire grandir des projets, relever des défis : je me sens comme une « intrapreneure », la dirigeante d’une mini-entreprise dans l’entreprise, qui développe sans trop de risques. J’aime particulièrement le fait de travailler pour un entrepreneur visionnaire, Laurent Plourde, avec qui je peux prendre toute la mesure de mes ambitions.

J’aime aussi avoir accès à l’expertise de plusieurs personnes dans des domaines où je ne suis pas experte : en marketing, en comptabilité et en t.i. par exemple, et j’aime déjà l’ambiance au travail, avec la belle gang de Groupe Voyages Québec.

Finalement, si je devais designer un travail qui me correspond et qui colle à mes valeurs, ce serait celui que j’occupe présentement!

Autour de Chamonix et Megève, printemps 2025 – Crédit: collection personnelle

 

PV : Qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur dans ta décision de faire le saut chez GVQ?

LSO : Ça va te paraître niaiseux, mais je n’étais plus capable d’être à la maison, j’avais envie de me déplacer pour aller travailler dans un bureau, au moins quelques jours par semaine. Ça fait 13 ans que je suis influenceuse, et c’est un travail hyper solitaire, souvent devant un ordinateur ou sur mon téléphone. J’avais besoin de nouveauté dans ma vie, d’avoir plus souvent des contacts humains, une équipe et des gens à qui parler.

 

PV : Ça doit être spécial de changer drastiquement de vie comme ça?

LSO : En fait, je ne voulais pas changer tout mon mode de vie, alors Laurent et moi, on a jazzé une formule qui nous convenait à tous les deux. Je travaille donc trois jours par semaine pour GVQ et je garde les deux autres jours pour Lydiane autour du monde.

Je voulais aussi pouvoir travailler de la maison ou de l’étranger à l’occasion, et c’est d’ailleurs ce que je vais faire le mois prochain : mon conjoint, ma fille et moi-même allons nous installer un mois à Lisbonne, puis nous irons séjourner à Madère, pour faire du repérage pour un circuit que je prépare.

Crédit: collection personnelle

 

PV : Quelle partie de ton parcours professionnel ou de ton vécu te sera la plus utile pour tes nouvelles fonctions?

LSO : Quand j’ai rencontré Laurent, j’ai réalisé que toutes mes expériences passées m’avaient menée là où je suis, et qu’elles vont toutes me servir. J’ai fait des échanges étudiants, énormément de voyages en sac à dos, puis des études en hôtellerie avec un stage en Suisse. J’ai aussi été courtière immobilière à mon compte – ce qui m’a permis de toucher à l’administration et au marketing – avant de migrer vers les voyages, de parcourir 60 pays, d’animer une émission télé et de réaliser une série Web, en plus de publier deux livres.

J’ai aussi fait une formation de sauvetage en milieu éloigné et démarré trois entreprises, dont ma boutique en ligne, ce qui m’a permis d’apprendre à gérer des employés. Bref, j’ai une formation multidisciplinaire et j’ai touché à tout plein de choses, souvent en lien avec le voyage.

 

PV : Qu’est-ce qui te fait le plus peur, ou quel est le plus gros défi que tu envisages?

LSO : Mon plus grand stress est de trouver un équilibre entre le temps de travail et pouvoir aller dehors, prendre l’air et m’entraîner à chaque jour, puis rentrer chez moi pas trop tard pour avoir le temps de m’occuper de ma fille. Bref, c’est de trouver une bonne gestion de ma routine, et je suis en train d’y arriver. Aussi, il me reste beaucoup de choses à découvrir dans le domaine des conseillers en voyages, comme apprendre à maîtriser plusieurs logiciels utilisés dans l’industrie.

Crédit: collection personnelle

 

PV : À quoi vont ressembler tes voyages actifs?

LSO : Je veux créer des itinéraires qui seront accessibles, guidés et bien encadrés. On ne sera jamais dans l’extrême et il y aura des parcours faciles, mais on veut surtout rejoindre des gens qui sont actifs sans être des athlètes, en leur offrant aussi du confort dans des hébergements 3 étoiles et de la bonne bouffe. On vise la majorité des gens actifs, dans différentes catégories d’âge. La grande difficulté que j’envisage sera de bien évaluer le niveau de difficulté de chaque voyage.

 

PV : Y a-t-il des pays que tu as visités où tu comptes créer des itinéraires?

LSO : J’ai été fortement marquée par la Patagonie, à commencer par le trek du W au Chili et le mont Fitz Roy en Argentine, où les montagnes sont vraiment incroyables. J’aimerais aussi faire quelque chose au Népal, mais pas trop en haute altitude pour demeurer dans l’accessible, et aussi en Islande, mais de multiples façons : en rando, en vélo et pourquoi pas en kayak?

L’automne passé, j’ai aussi séjourné au Guatemala, et je me suis demandée pourquoi je n’y étais pas allée avant. C’est près du Québec, l’avion n’est pas cher, c’est magnifique et plein de volcans : pour moi, c’est le plus beau terrain de jeu en Amérique centrale!

En Patagonie argentine – Crédit: collection personnelle

 

PV : Et y a-t-il des endroits que tu connais peu ou pas, et où tu aimerais aussi offrir des séjours actifs?

LSO : Je rêve de créer un circuit bateau-rando en Norvège, où on naviguerait de soir et de nuit, et où on marcherait le jour, notamment dans les fjords. J’aimerais aussi monter des séjours en Slovénie et au Japon, mais en mode multiactivités dans ce dernier cas, avec du vélo pour explorer le côté rural du pays, par exemple.

Dans tous les cas, je veux mettre l’action au cœur du voyage et planifier la découverte d’une destination en bougeant.

 

PV : Est-ce que tu vas parfois accompagner des groupes, surtout sur les voyages que tu auras créés?

LSO : En mai, je vais participer à l’un des voyages actifs de GVQ en Italie. Pas comme accompagnatrice, mais comme observatrice, pour regarder comment ça se passe, prendre des notes et éventuellement apporter des améliorations ou des modifications.

Par la suite, je ne compte pas accompagner les circuits en tant que responsable du groupe et personne de référence, mais il n’est pas impossible que je prenne part à certains séjours pour le volet social et humain, comme je le faisais avec Voyages Gendron.

 

PV : Qu’adviendra-t-il de ton site web et de toutes les déclinaisons de ta marque que tu as élaborées au fil des ans?

ISO : Je songe à fermer mon site Web, ma boutique en ligne n’est déjà plus active depuis deux ans de toute façon. En revanche, mes réseaux sociaux vont demeurer actifs, ça c’est sûr, mais puisqu’ils ne seront plus ma source principale de revenus, je vais sélectionner les collaborations que je veux garder et utiliser mes plateformes pour partager ce qui me plaît.

Enfin, puisque mes nouvelles fonctions chez GVQ font maintenant partie de ma vie, je vais régulièrement y faire part des expériences qui en découlent avec ma communauté, quand l’occasion s’y prêtera.

Lydiane en 2017 – Crédit: collection personnelle