Unifor et Air Canada viennent d’entamer des négociations qui pourraient affecter le travail de nombreux agents de service à la clientèle dans les aéroports et les centres d’appel.
Unifor entame aujourd’hui les négociations collectives avec Air Canada au nom des agentes et agents de service à la clientèle travaillant dans les aéroports et les centres d’appels, qui fournissent des services tels que les relations avec la clientèle et la gestion de l’itinéraire des clients à travers le pays.
« Les agentes et agents du service à la clientèle d’Air Canada sont la pierre angulaire de l’expérience des passagères et passagers », a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor.
Et elle a ajouté : « Ils gèrent les retards, les perturbations et le service à la clientèle sous une pression considérable, mais trop souvent sans disposer du personnel et des mesures de protection qui reflètent la valeur de leur travail. Ce cycle de négociation portera sur le respect, la sécurité et l’équité pour les travailleuses et travailleurs qui assurent la continuité des services aériens au Canada. »
Près de 6000 travailleurs concernés
Près 6 000 membres de la section locale 2002 d’Unifor travaillent dans les différents sites d’Air Canada au pays. Ces membres fournissent un service à la clientèle et un soutien fonctionnel essentiels, en aidant les passagères et passagers dans les aéroports, depuis les centres d’appels et par le biais du programme Aéroplan, pour la billetterie, les réservations, les modifications d’itinéraire, les primes voyages et les transactions en ligne.
Un rôle important auprès de la clientèle
Quand un vol est retardé ou annulé, ils jouent un rôle central dans les efforts visant à rétablir la situation en gérant les nouvelles réservations, les correspondances, l’hébergement, les compensations et la correspondance avec la clientèle. Ils sont souvent le premier point de contact en cas de problème et contribuent à rétablir la confiance après une défaillance du service.
« Nos membres sont les personnes sur lesquelles les voyageuses et voyageurs s’appuient lorsque les vols sont annulés, les correspondances manquées ou les plans compromis », a indiqué Tammy Moore, présidente de la section locale 2002 d’Unifor.
« Ils méritent de meilleurs salaires, des horaires prévisibles et des conditions de travail qui leur permettent de faire leur travail de façon adéquate. Air Canada doit reconnaître que le respect des employées et employés qui fournissent le service est essentiel pour offrir aux clients un service de qualité. »
Unifor – le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie – réclame depuis longtemps de réelles améliorations dans la filière aérienne canadienne, notamment par l’intermédiaire de sa Charte des droits des travailleuses et travailleurs du transport aérien, laquelle exhorte les gouvernements, les transporteurs aériens et les autorités aéroportuaires à remédier aux problèmes de sous-effectif chronique, de sous-traitance, de surcharge de travail et de formation insuffisante dans l’ensemble du secteur.
La convention collective actuelle avec Air Canada prendra fin le 28 février 2026.