Dans le sud de l’Afrique, CroisiEurope propose d’étonnants safaris-croisières répartis sur trois pays, entre lac, fleuves, rivières et terre ferme. Deuxième de trois volets.
Au départ de Kasane, étonnante ville-frontière située au confluent de quatre pays, survoler le Zimbabwe donne déjà un avant-goût de la fabuleuse géographie des lieux.

Crédit : Gary Lawrence
Du haut du ciel, à bord d’un Cessna de 12 passagers, on aperçoit savanes et forêts à perte de vue, mais on suit également le fil du Zambèze, quatrième fleuve d’Afrique, qui s’étire sur 2574 km entre la Zambie et le Mozambique.

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Difficile à naviguer sur toute sa longueur, ce long et lent cours d’eau finit par s’élargir entre la Zambie et le Zimbabwe pour former le lac Kariba, dont on admire d’abord toute la superbe du haut des airs.
Sur 300 km de long par 45 km de large en moyenne, le plus grand lac artificiel au monde forme en fait un vaste réservoir de 5400 km2, né de la construction d’un barrage hydro-électrique dans les années 60.

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Aujourd’hui, le lac Kariba s’étale en un ravissant plan d’eau encadré par de superbes sommets, et il est hérissé d’intrigants squelettes d’arbres engloutis, dont les branches griffues émergent pour créer d’envoûtantes ambiances fantomatiques, par endroits.
Et c’est sur ce lac féérique que CroisiEurope emmène chaque semaine une poignée de passagers privilégiés pour une croisière hors de l’ordinaire.

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Tout le monde à bord!
Petit mais grandement ouvert sur l’extérieur, intimiste mais lumineux, le Zimbabwean Dream (et son navire-soeur, l’African Dream) ne peut accueillir que 16 passagers dans huit cabines – dont deux suites avec balcon – et c’est bien tant mieux : jamais on ne s’y sent à l’étroit, jamais on n’y est envahi par un troupeau de croisiéristes.

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De taille réduite mais fonctionnelles, dotées d’un lit king et d’une salle de bain complète avec douche, les cabines disposent surtout d’une grande porte patio vitrée qui permet de ne rien manquer du décor ambiant et de la faune, quand elle fait irruption à l’improviste.

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À bord, ce ne sont pas les aires publiques qui manquent pour s’immerger dans la splendide nature environnante et se mettre dans l’ambiance.
Outre la salle à manger entièrement fenestrée, le petit pont arrière offre assez d’espace pour profiter de l’extérieur – y compris dans le bain à remous qui y glougloute sur demande.

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Pour ne rien rater de l’activité qui prévaut sur le lac, des montagnes environnantes et des tableaux de lumière et de nuages peints dans le ciel, le pont-terrasse demeure l’endroit de prédilection, avec ses confortables canapés de jardin, ses tables et chaises pour siroter un rosé bien frais et ses points de vue à 360 degrés.

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Confort et réconfort intérieurs
Outre la salle à manger arrière, un invitant salon jouxte le bar, à l’avant du navire : c’est là qu’on divertit et qu’on informe les passagers, que ce soit sur les excursions du lendemain ou les repas à venir.

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Comme c’est le cas dans tous les navires de CroisiEurope, le chef du Zimbabwean Dream se fait un point d’honneur de préparer de bons petits plats mitonnés avec finesse, du matin au soir.

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Si le petit déjeuner fort complet est offert sous forme de buffet, les repas du midi et du soir sont servis en menu fixe : agneau braisé, porc sauce paprika et champignons, filet de bœuf sauce Masala, gâteau dattes et caramel à la crème anglaise…

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Bien sûr, le vin et les alcools de base sont servis à volonté, et ceux qui veulent se payer de fins crus disposent d’une carte (payante) étoffée.
L’amicale de l’équipage festif
Fidèle à sa réputation, CroisiEurope dispose aussi d’un équipage serviable et amical, peut-être un cran au-dessus de la moyenne, en terre africaine.

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Non seulement le personnel est particulièrement enjoué à chaque fois que les croisiéristes partent en excursion et en reviennent, mais encore offre-t-il des prestations de chants et danses traditionnels (ou pas) hors pair – appelons ça la touche festive africaine.
Si confortable et agréable soit ce navire, on n’a cependant pas toujours le temps d’en profiter autrement qu’en soirée. Car le matin et l’après-midi, d’enrichissantes excursions sont proposées. Et compte tenu de ce qu’elles permettent de découvrir, il est difficile de ne pas vouloir en profiter – à plus forte raison quand on sait qu’elles sont incluses.

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Au cœur du parc national Matusadona
Dans le grand éventail des sites africains propices aux safaris, le parc national Matusadona n’a pas ou peu d’équivalent.
Créé en 1975, il a d’abord servi de refuge aux milliers de bêtes rescapées lors de l’opération Noah, un gigantesque sauvetage animalier orchestré lorsque la montée des eaux née de la construction du barrage de Kariba a chassé la faune locale.

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Situé entre le lac Kariba et une longue chaîne de montagnes peuplées de grands félins, cet immense sanctuaire de 1400 km2 abrite aussi une abondante population de zèbres, girafes, éléphants, impalas, koudous, buffles et autres waterboks, qu’on rencontre assidûment lors d’inoubliables sorties en 4 X 4.

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Le cadre est vraiment singulier, entre la grande chaîne montagneuse sur laquelle s’adosse le parc et l’immensité des plaines qui bordent le lac, sur fond d’autres montagnes.

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C’est cependant en explorant les eaux qui baignent le parc qu’on expérimente les safaris les plus particuliers. À bord du petit bateau-ponton qui se faufile partout, on zigzague d’abord entre les branches des arbres qui émergent de la surface du lac, dans un cadre aussi étrange qu’énigmatique.

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Puis, on ne tarde pas à croiser d’innombrables hippopotames, ici en petits groupes, là en grappes d’une vingtaine d’individus, mais aussi une foule de bêtes qu’on repère discrètement de loin, sur la terre ferme, et desquels on peut s’approcher sans jamais être trop envahissant.

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Si des zèbres craintifs prennent leurs pattes à leur coup en devinant notre présence, un quatuor d’éléphants s’est par exemple laissé approcher tandis qu’il vaquait à ses occupations : séance de douche à la trompe d’abord, bain de boue festif par la suite.
Au-delà du parc national
Ailleurs sur le lac, les familles de crocodiles et d’hippopotames abondent, et le même petit bateau-ponton nous a permis de tomber sur une famille de gros reptiles en train de lézarder sur une île, puis sur une escadrille de pélicans et, enfin, sur une autre colonie d’hippopotames en train de batifoler non loin du rivage.
En fin de journée, tandis qu’on distribuait les cocktails et les bières fraîches à bord du bateau-ponton, le ciel a pris des teintes irréelles pour clore magistralement des heures qui l’étaient déjà.

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Mais parfois, il suffit de demeurer à bord, quand le navire est amarré, pour avoir droit à des spectacles animaliers inhabituels.

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Ainsi, un après-midi où la plupart des passagers étaient partis à la pêche sur le lac, des hippopotames sont venus se baigner avec volupté près du bateau, sous l’œil réjoui d’une passagère en train de siroter son p’tit blanc dans le bain à remous.

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Lors d’une autre croisière, le capitaine Stephen Litaba a même pu assister à l’attaque d’un buffle par un lion, alors qu’il était tranquillement assis sur le pont-terrasse du navire.
« Et toujours en demeurant à bord, il m’est également déjà arrivé de voir quatre lions traquer un impala, qui s’est finalement réfugié dans l’eau… où des crocodiles l’attendaient pour le happer », se rappelle le capitaine.
La sainte paix lacustre
Il faut dire que la plupart du temps, du moins en basse saison, les passagers du Zimbabwean Dream sont presque seuls au monde, là où le navire est amarré.

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Durant les excursions de janvier dernier, aucun autre 4 X 4, aucun autre bateau de croisière, aucun autre groupe de voyageurs n’est ainsi venu perturber l’ordre paisible des choses, dans la section du parc où mouillait le navire.

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Et bien qu’une vingtaine de bateaux de croisière fréquentent les mêmes eaux durant la haute saison d’été, le lac Kariba demeure une destination peu connue, marginale et surtout, totalement inoubliable.

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À suivre…
À savoir
Le Safari-Croisière au fil du Zambèze s’étend sur neuf jours et permet de passer de Johannesbourg (Afrique du Sud) aux chutes Victoria (au Zimbabwe) par une série d’excursions (terre ferme, fleuves et rivières) et une croisière lacustre.
Cette dernière dure trois jours et se déroule à bord de l’un des deux luxueux bateaux intimistes de CroisiEurope, l’African Dream et le Zimbabwean Dream, dotés de 6 Suites et 2 Suites avec balcon, toutes ouvertes sur les paysages extérieurs et d’une capacité de 16 passagers.

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Pour gagner Jo’Burg de Montréal, on compte plusieurs possibilités via de grandes métropoles, dont Istanbul avec Turkish Airlines, qui relie le Québec à la Turquie trois fois par semaine.

À l’aller ou au retour, on peut profiter de l’impressionnant salon d’affaires du transporteur à l’aéroport d’Istanbul (pour les passagers admissibles) ou de son programme stopover, ainsi que des visites guidées gratuites de Touristanbul. Sur place, Turkish Airlines traite avec plusieurs excellents hôtels, dont le splendide Lokalist, très central et admirablement bien situé face au Square Taksim.

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Entre Victoria Falls et Jo’Burg, le petit transporteur zimbabwéen Fastjet jouit enfin de l’une des meilleures fiches de ponctualité de la région.
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L’auteur était l’invité de CroisiEurope, de Turkish Airlines et de Fastjet.