En plein chaos aérien, on ne compte plus les passagers coincés à destination, ni les démarches entreprises pour les faire rentrer au bercail.
Les gouvernements du monde entier s’efforcent toujours d’organiser le retour de leurs citoyens depuis le Moyen-Orient, alors que les déplacements dans la région restaient fortement perturbés par l’extension de la guerre en Iran.
Le premier vol rapatriant des citoyens français bloqués au Moyen-Orient a atterri à Paris tôt mercredi. Les autorités françaises avaient réservé environ 100 sièges à bord pour des personnes vulnérables figurant sur une liste prioritaire, a indiqué Éléonore Caroit, la ministre chargée des Français de l’étranger.
Des étudiants sont également rentrés à Milan après avoir été évacués de Dubaï par le gouvernement italien. Valerio Schiavoi, membre du programme World Students Connection, a expliqué qu’il faisait partie d’un groupe participant à des simulations diplomatiques des Nations unies à Dubaï.
Avec un espace aérien fermé ou fortement restreint dans une grande partie du Golfe, des passagers se retrouvent bloqués non seulement dans la région mais aussi dans des villes éloignées des combats, après l’annulation de leurs vols de correspondance. Au milieu de ce chaos et en raison du nombre limité de vols commerciaux, les gouvernements ont lancé des opérations d’urgence.
L’avion français est parti de Mascate, à Oman, et a fait une escale au Caire, en Égypte, avant d’atterrir à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Un autre vol transportant des citoyens français, basés en Israël et ayant réussi à franchir la frontière égyptienne, devrait arriver en France plus tard mercredi.
« Nous nous concentrons sur un groupe prioritaire, les familles avec enfants, les personnes malades, les personnes âgées, a dit Mme Caroit à la chaîne TF1. Notre objectif est d’aider à rapatrier le plus rapidement possible les Français qui souhaitent rentrer. »
Le président Emmanuel Macron a déclaré qu’environ 400 000 Français se trouvent dans la région touchée par le conflit, soit en tant que résidents, soit en transit.
Aider les plus vulnérables
Les États-Unis ont demandé à leurs citoyens de quitter immédiatement plus d’une douzaine de pays de la région en utilisant tout moyen de transport commercial disponible.
En Europe, le gouvernement britannique a indiqué qu’un vol affrété décollerait d’Oman tard mercredi pour rapatrier certains des milliers de ressortissants britanniques présents dans le Golfe. Les personnes les plus vulnérables seront prioritaires pour ce premier vol, le premier d’une série prévue.
Le Foreign Office a précisé que plus de 130 000 ressortissants britanniques au Moyen-Orient avaient signalé leur présence auprès des autorités depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, même si tous ne cherchent pas à partir. Beaucoup se trouvent aux Émirats arabes unis, et le gouvernement déconseille d’essayer de rejoindre Oman par voie terrestre.
Les compagnies aériennes commerciales commencent aussi à reprendre certains vols. Etihad, Emirates et Virgin Atlantic doivent toutes opérer des vols depuis les Émirats arabes unis vers Londres mercredi.
L’Irlande accueille un vol de Dubaï vers Dublin
Le ministre irlandais des Affaires étrangères a indiqué que la compagnie Emirates assurerait mercredi un vol de Dubaï vers Dublin.
La ministre Helen McEntee a salué cette évolution alors que le gouvernement tente d’aider certains des 22 000 à 23 000 citoyens irlandais se trouvant au Moyen-Orient à rentrer chez eux. Le gouvernement irlandais prévoit également d’affréter un vol pour environ 280 personnes depuis Oman dans les prochains jours.
Par ailleurs, le ministère norvégien des Affaires étrangères a annoncé l’envoi d’une « équipe d’urgence » à Dubaï afin de renforcer le personnel de l’ambassade norvégienne qui assiste environ 1 500 citoyens enregistrés dans la ville.
Des journalistes de l’Associated Press du monde entier ont contribué à cet article.