Dans le cadre des récents Rendez-vous en France 2026, notre collaboratrice a eu l’opportunité de participer à l’un des nombreux pré-tours et découvrir les joyaux de Nice, de la côte jusqu’aux montagnes de l’arrière-pays.
Foi d’une fille qui en fait l’expérience, la Côte d’Azur et Nice ont des atouts bien convaincants, notamment en hiver, alors que le chaud soleil de l’après-midi fait souvent grimper le mercure au-dessus des 15 degrés.
Ajoutez-y 8 km de plages, des fleurs en abondance, des marchés colorés et des paysages baignés de lumière, et il n’est pas difficile d’imaginer pourquoi Nice est devenue le berceau du tourisme hivernal, dès 1760.

Le Musée Masséna et son jardin ©Nathalie De Grandmont
Les Britanniques – à commencer par la Reine Victoria, qui y séjourna plusieurs hivers – ont été parmi les premiers à partir le bal. D’ailleurs, leur amour pour Nice les a même incités à financer la construction de la fameuse Promenade des Anglais. À la fin du 19ème siècle, la belle Méditerranéenne était aussi devenue le rendez-vous hivernal des riches industriels, des aristocrates et des souverains de plusieurs pays d’Europe.

©Nathalie De Grandmont
Puisque ces visiteurs de marque y passaient plusieurs mois et qu’il fallait leur offrir les meilleurs hébergements et divertissements qui soient, Nice hérita d’une pléiade de casinos, villas et hôtels prestigieux, sans oublier son opéra majestueux, encore bien visible au cœur du vieux Nice, à deux pas du populaire marché aux fleurs du Cours Saleya.
Un patrimoine reconnu par l’UNESCO
Pendant un siècle et demi, de 1760 à 1939, le tourisme hivernal a littéralement façonné le caractère et le paysage urbain de Nice, ce qui lui a valu d’être reconnue au Patrimoine mondial de l’UNESCO, en 2021.
- ©Nathalie De Grandmont
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Cette classification englobe plusieurs quartiers de la ville, où se côtoient des églises orthodoxes russes, des bâtiments baroques inspirés de l’Italie (car Nice appartenait autrefois aux comtes de Savoie, basés à Turin) et, bien sûr, de nombreux hôtels et villas de la Belle Époque.
Deux de ces anciennes villas abritent aujourd’hui le Musée des Beaux-Arts (mettant en vedette des artistes inspirés par Nice) et surtout, le Musée Masséna, qui raconte justement l’âge d’or de Nice, tout en ayant conservé un jardin, des éléments de décor et des meubles originaux aptes à nous replonger dans la vie des familles aristocrates de l’époque.
- Le Musée Masséna et son jardin, parmi les meilleurs exemples de l’âge d’or niçois ©Nathalie De Grandmont
- Le Musée Masséna et son jardin, parmi les meilleurs exemples de l’âge d’or niçois ©Nathalie De Grandmont
Des hôtels historiques, dignes de raviver la Belle Époque
Pour remettre en valeur les joyaux et l’ambiance de l’âge d’or niçois, l’office de tourisme de Nice a notamment créé, en 2023, le label « Nice Hôtels Historiques », qui reconnaît des établissements d’exception, ouverts avant 1939, et qui ont su préserver les décors ou l’ambiance de l’époque.

L’hôtel West End (qui fait partie du label NIce Hôtels Historiques) ©Nathalie De Grandmont
L’équipe de l’Office de tourisme reconnaît qu’une centaine d’hôtels de Nice seraient susceptibles de devenir candidats, mais pour le moment, 9 établissements ont reçu le label (et peuvent être retrouvés aisément sur le site de l’Office de tourisme), dont l’emblématique hôtel Negresco, le Palais de la Méditerranée, le Westminster ainsi que le West End et la Villa Rivoli, que nous avons visités.

Vue de Nice, de la terrasse de l’hôtel Aston La Scala ©Nathalie De Grandmont
Construit en 1842, l’hôtel West End abrite maintenant 121 chambres. Celles des 4 premiers étages ont conservé le style de la Belle Époque, tandis que les deux derniers étages, plus modernes, sont consacrés à des suites plus vastes, avec balcons et vues sur l’océan. Pour sa part, l’hôtel Villa Rivoli offre 26 chambres, un jardin et des espaces communs paisibles et intimistes, qui donnent vraiment l’impression d’avoir fait un voyage dans le temps.
Évidemment, bien d’autres hôtels de Nice se démarquent aussi grâce à leur notoriété ou leur emplacement exemplaire, ce qui est le cas de l’hôtel La Pérouse, membre de la chaîne Small Luxury Hotels of the World.

Terrasse de la suite de l’hôtel La Pérouse ©Nathalie De Grandmont
Perché en partie sur la colline du Château, cet hôtel 4 étoiles abrite 53 chambres (80 % avec vues sur l’océan), dont des suites munies d’immenses terrasses, qui offrent une vue privilégiée sur la baie des Anges et cette mer d’un bleu scintillant, qui a valu son surnom à la Côte d’Azur.

Terrasse de la suite de l’hôtel La Pérouse ©Nathalie De Grandmont
Nissa : mer, parcs et montagnes
Tout en formant la cinquième plus grande ville de France, Nice – ou Nissa, dans la langue locale – réserve de nombreux atouts pour les visiteurs, de la colline de Cimiez (où se trouvent des ruines romaines) à ses nombreux musées en passant par les ruelles du vieux Nice, égayées par des églises baroques et de nombreuses maisons aux couleurs vives.

Place Masséna ©Nathalie De Grandmont
En plus d’avoir aménagé deux plages pour les personnes à mobilité réduite, Nice s’est aussi dotée d’un réseau de tramways très efficace (et facile à utiliser). Une longue coulée verte de plus d’un kilomètre – la Promenade du Paillon – sépare en outre le vieux Nice et le centre-ville, dominé par l’élégante Place Masséna.
- La Promenade du Paillon ©Nathalie De Grandmont
- La Promenade du Paillon ©Nathalie De Grandmont
Bien que la majorité des visiteurs pensent à Nice pour sa vocation balnéaire, 90 % de son territoire est composé de montagnes, au milieu desquelles trônent les sommets enneigés des Alpes, en toile de fond. Tout cet arrière-pays est traversé par trois routes panoramiques perchées (surnommées les « corniches ») qui mènent vers plusieurs villages et réservent des expériences très différentes et tout aussi agréables.
Eze : arômes, saveurs et panoramas d’exception
Situé entre Nice et Monaco, Eze fait partie de ces villages qui valent le détour. Outre les visites guidées et les ateliers de parfumerie que proposent les maisons Gallimard et Fragonard, nombreux sont les visiteurs qui apprécient ses ruelles médiévales, son jardin exotique et son panorama sur une bonne partie de la Côte d’Azur.

Le village d’Eze ©Nathalie De Grandmont
Ce petit village, spectaculairement haut perché, compte aussi trois hôtels 5 étoiles – La Chèvre d’Or, le château Eza et l’hôtel Cap-Estel – qui ont respectivement hérité de deux et d’une étoiles au guide Michelin.
- La chevre d’or Eze ©Nathalie De Grandmont
- Le village d’Eze, son jardin exotique et la vue qu’il offre sur la Côte d’Azur ©Nathalie De Grandmont
Sur la trace des peintres, à Vence et Cagnes-sur-Mer
Le village de Vence, lui, cache (encore) des trésors relativement méconnus, d’autant plus qu’il se trouve à quelques kilomètres de Saint-Paul-de-Vence, troisième site le plus visité en France.

La maison de Renoir à Cagnes sur Mer ©Nathalie De Grandmont
Contrairement à son voisin, Vence ne souffre pas de surtourisme, car bien des visiteurs ignorent la présence – et le charme – de sa ville médiévale, dont la cathédrale possède un vitrail signé par l’artiste Marc Chagall.

La chapelle du Rosaire, réalisée par Matisse ©Nathalie De Grandmont
À cela s’ajoute une autre curiosité à ne pas manquer : la chapelle du Rosaire, où tous les éléments – des vitraux jusqu’aux chasubles des prêtres – ont été réalisés par le peintre Henri Matisse, qui a aussi laissé une forte empreinte à Nice.

Le domaine de Renoir, à Cagnes-sur-Mer ©Nathalie De Grandmont
En redescendant vers la côte, on peut enfin visiter le domaine et la maison où le peintre Pierre-Auguste Renoir termina sa vie, au cœur d’un jardin rempli d’agrumes et d’oliviers centenaires, situé sur les hauteurs de Cagnes-sur-Mer.
Reconquérir le tourisme hivernal
Avec la variété d’expériences et le doux climat qu’ils proposent, Nice et les villages de son arrière-pays ne manquent pas d’arguments pour séduire les visiteurs et ce, quelle que soit la saison.
- ©Nathalie De Grandmont
- ©Nathalie De Grandmont
Depuis quelques années, l’Office de tourisme de Nice met tout en œuvre pour remettre en valeur le patrimoine architectural de la ville et pour raviver l’ambiance et le rayonnement de sa Belle époque, tout en ayant aussi comme objectif d’y créer un nouvel engouement pour le tourisme hivernal.
Chose certaine, avec les campagnes de promotion déjà en cours et les J.O. Alpes françaises qu’elle accueillera en 2030, la région de Nice semble déjà avoir d’excellents atouts dans son jeu, notamment pour (re)conquérir de nombreux clients Québécois et Canadiens adeptes de longs séjours autour de la Méditerranée, entre autres.
Info : explorenicecotedazur.com











