Sondage TD : Les Canadiens réduisent leurs dépenses et revoient leurs projets de voyages

Plus d’un Canadien sur trois (35 %) prévoit dépenser moins cet été, alors que 44 % déclarent que le prix de l’essence freine leurs déplacements.


Quelle est la principale tendance, cet été? Pas de folies, place aux économies, constate la banque TD.

Un nouveau sondage de cette institution bancaire montre en effet que les Canadiens revoient leurs dépenses estivales en 2026, car les pressions persistantes liées au coût de la vie, dont la hausse des prix de l’essence, continuent de façonner le budget des ménages et leurs plans de voyage.

 

Principaux constats

  • 35 % des Canadiens prévoient dépenser moins cet été.
  • 44 % déclarent que la hausse du prix de l’essence influence leurs décisions de voyage.
  • 24 % des Canadiens de la génération Z (le pourcentage le plus élevé parmi toutes les générations) prévoient augmenter leurs dépenses estivales, en grande partie en raison de la pression exercée sur les médias sociaux.
  • 79 % des Canadiens prévoient appuyer les entreprises locales ou canadiennes, et 48 % estiment qu’il s’agit d’une priorité plus importante par rapport à l’été dernier.

 

Comment les Canadiens ajustent leur budget estival?

Le sondage souligne à quel point la pression persistante sur les coûts incite les Canadiens à faire des compromis financiers plus délibérés.

Parmi les personnes qui réduisent leurs dépenses cet été, 40 % citent comme facteur clé la hausse des coûts de transport, tandis que 62 % réorientent leurs dépenses vers les besoins quotidiens, comme l’épicerie, l’essence et le logement.

Par ailleurs, les Canadiens s’adaptent de façon créative en échangeant des points de programmes de fidélisation (44 %), ou en choisissant des solutions de remplacement moins chères, comme des options faites maison ou des articles d’occasion (36 %).

« L’été amène son lot d’attentes, et les dépenses peuvent s’accumuler rapidement, explique Sumaiya Bhula, directrice principale, parcours Épargne et placements à la TD. Des mesures simples comme établir un budget réaliste, faire le suivi des dépenses et prioriser ce qui compte le plus peuvent aider les Canadiens à maîtriser la situation tout en profitant de la saison. »

 

Des projets de voyage remis en question

Les voyages sont l’un des principaux secteurs dans lesquels les Canadiens se sentent coincés.

Compte tenu des contraintes d’approvisionnement en pétrole brut, 44 % des Canadiens sondés déclarent que le prix de l’essence et des billets d’avion influe sur leurs décisions de voyage cet été.

Parmi ceux qui prévoient voyager, 61 % disent réduire activement leurs dépenses, ce qui indique un changement dans la façon dont certains Canadiens abordent leurs voyages estivaux.

 

Des lacunes en planification financière

Le sondage révèle également des lacunes en matière de préparation financière :

  • 46 % des voyageurs canadiens n’ont pas l’intention de souscrire une assurance voyage cet été
  • 29 % affirment qu’ils ne peuvent couvrir qu’un maximum de 300 $ de frais d’urgence en voyage en l’absence d’une protection adéquate.

« Lorsque les budgets de voyage sont déjà étirés au maximum, renoncer à l’assurance voyage peut sembler un moyen facile d’économiser, constate Patricia Foley, vice-présidente associée, Vie et Santé et Protection de crédit à la TD. Or, des événements comme l’annulation d’un voyage ou une urgence médicale imprévue peuvent rapidement devenir coûteux. Une assurance adéquate peut protéger les finances des particuliers et leur permettre de voyager en toute confiance. »

 

L’achat de produits canadiens très présent

À mesure que les Canadiens modifient leurs plans de voyage estivaux, les résultats du sondage montrent que bon nombre d’entre eux choisissent leur destination et leurs achats de façon plus intentionnelle.

Parmi les Canadiens prévoyant voyager, 76 % ont ainsi l’intention de rester au Canada, 55 %, d’explorer leur propre province, et 41 %, de voyager ailleurs au pays. En outre, 79 % prévoient soutenir des entreprises locales ou canadiennes cet été, et 48 % affirment que leur volonté d’appuyer des entreprises locales est plus grande que l’an dernier.

En outre, les Canadiens soutiennent l’économie locale en achetant des produits fabriqués au pays (48 %), en fréquentant des restaurants locaux (41 %) et en magasinant chez des détaillants indépendants (32 %).

« Les entreprises locales sont au cœur de nos collectivités; c’est encourageant de voir que les Canadiens choisissent d’explorer leur voisinage, ajoute Julia Kelly, vice-présidente, Services bancaires aux PME à la TD. Réorienter ne serait-ce qu’une partie de nos dépenses estivales vers des entreprises locales contribue à soutenir nos collectivités, tout en créant des expériences significatives de proximité et en appuyant les entrepreneurs qui stimulent l’économie locale. »

 

La génération Z, un cas d’espèce

Les jeunes Canadiens adoptent une approche nettement différente pour établir leur budget. En effet, la génération Z est la plus susceptible de dépenser davantage, cet été : dans ce groupe, près d’un Canadien sur quatre (24 %) prévoit dépenser plus.

Parallèlement, 32 % des membres de la génération Z affirment qu’une certaine pression sociale influe sur leurs décisions en matière de dépenses estivales, soit plus du double par rapport à la moyenne nationale (14 %). Pour ce groupe, les principales catégories de dépenses sont les suivantes :

  • Expériences à ne pas manquer (30 %)
  • Sorties dans les restaurants à la mode (29 %)
  • Activités à partager ou dignes d’être immortalisées en photo (28 %)
  • Voyages (24 %)
  • Événements – Concerts, festivals, événements sportifs, etc. (22 %)

En parallèle, la génération Z fixe des limites plus claires. Dans ce groupe, près des deux tiers (64 %) des répondants invités à des mariages cet été ont déjà décliné l’invitation ou font une sélection plus rigoureuse, dépassant nettement la moyenne canadienne de 48 %.

« Les médias sociaux peuvent parfois donner l’impression qu’on doit dire oui à toutes les expériences, explique Jeet Dhillon, gestionnaire principale de portefeuille, Gestion de patrimoine TD. En ayant une idée claire de ce qui vous tient à cœur – et de ce qui convient à votre budget –, il est plus facile de profiter de l’été sans laisser les impulsions ou la pression faire dérailler vos plans financiers. »

 

Des conseils pour gérer ses dépenses estivales

Comment réduire ses dépenses estivales sans se priver?

Une approche consiste à cibler une ou deux expériences prioritaires et à couper ailleurs. Selon le sondage de la TD, 35 % des Canadiens prévoient dépenser moins cet été, et bon nombre d’entre eux resserrent déjà la vis.

Échanger des points de programmes de fidélisation, fixer des limites d’avance, réserver tôt pour éviter des dépenses de dernière minute et choisir des solutions de remplacement moins chères – comme des excursions d’une journée plutôt que des voyages plus longs – peuvent aider les gens à respecter leur budget tout en profitant de la saison.

Quelle est la façon la plus simple de gérer un budget d’été?

On peut commencer par séparer les dépenses essentielles des discrétionnaires. Les données de la TD montrent que 62 % des Canadiens réorientent leur argent vers les dépenses essentielles comme l’épicerie, l’essence et le logement.

Une fois les éléments essentiels couverts, on établit une limite hebdomadaire claire pour les dépenses non essentielles, et on fait un suivi constant. De petites vérifications régulières peuvent donner un meilleur aperçu de sa situation financière et aider à éviter que les coûts s’accumulent discrètement pendant la saison.

Comment tout de même se permettre de voyager cet été?

Selon le sondage, 61 % des Canadiens ayant l’intention de voyager réduisent les coûts lors de la planification de leurs vacances, ce qui indique une approche de diminution des dépenses.

On peut songer à demeurer au Canada, à voyager en dehors des périodes de pointe, à écourter son voyage ou à choisir un hébergement plus abordable pour simplifier la gestion des dépenses.

Renoncer à l’assurance voyage, est-ce un moyen futé d’économiser?

Cette approche peut sembler un moyen facile d’économiser, mais elle comporte des risques réels. Selon le sondage de la TD, 29 % des Canadiens sondés ne pourraient couvrir qu’un maximum de 300 $ de frais d’urgence en voyage en l’absence d’une protection adéquate.

Les frais médicaux d’urgence ou les coûts liés à des annulations ou interruptions de voyage peuvent s’accumuler rapidement; l’assurance représente donc une protection importante pour aider à éviter des frais surprises majeurs. Avant de voyager, les Canadiens devraient prendre le temps d’examiner la couverture qu’ils ont déjà par l’entremise de leur employeur, de leur carte de crédit ou d’une police en vigueur, pour comprendre les possibles lacunes et déterminer si une couverture supplémentaire est pertinente.

Comment continuer à épargner pendant l’été, même lorsque les coûts sont élevés?

On peut miser sur la constance plutôt que sur le montant mis de côté. Même de petits montants réguliers peuvent faire une différence quand les dépenses sont élevées.

Comme bon nombre de Canadiens accordent la priorité aux dépenses essentielles cet été, intégrer l’épargne à sa routine en mettant de côté de petites sommes (d’aussi peu que 25 $) et configurer l’épargne automatisée lorsque c’est possible peut aider à poursuivre sur sa lancée tout en gardant son budget quotidien gérable.

 

À propos du sondage de la TD

Ce sondage de la TD, réalisé par le panel Léger Opinion, s’est déroulé du 17 au 27 avril 2026 auprès d’un échantillon représentatif à l’échelle nationale de 1 500 adultes canadiens.

Les résultats ont été pondérés par âge, genre et région (ainsi que par langue, au Québec) pour refléter la population, selon les données de recensement.

À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1 500 personnes aurait une marge d’erreur (qui mesure la variabilité de l’échantillon) estimée de +/- 2,5 %, 19 fois sur 20.