Pour faire suite au récent sondage sur certaines surcharges imposées par des voyagistes dans le contexte de la guerre en Iran, l’AAVQ dévoile ses résultats et se prononce.
Au début du mois dernier, l’Association des agents de voyages du Québec (AAVQ) y allait d’un coup de gueule contre les voyagistes qui imposaient des surcharges non commissionnables en raison de la guerre en Iran et de la flambée des cours du pétrole qui s’en est suivie.
« Je comprends qu’un transporteur soit confronté à des hausses de coût du carburant et qu’il doive les compenser, mais un voyagiste qui n’a que des bureaux à chauffer, pourquoi devrait-il ajouter une surcharge à ses forfaits? », s’indignait alors Moscou Côté, président de l’AAVQ.
Dans la foulée, celui-ci convoquait les pros à une réunion Zoom d’urgence pour aborder le sujet, entendre les commentaires des conseillers, mieux comprendre leur position et, éventuellement, obtenir un mandat de leur part pour passer à l’action.
Une réunion, puis un sondage
Pendant une heure, les conseillers ont posé des questions, lancé des idées et avancé des solutions, autant pour que cesse l’escalade des surcharges non-commissionnables que pour trouver des alternatives, voire mettre la pression sur les voyagistes.
Une semaine après cette rencontre, l’AAVQ diffusait un sondage en ligne afin de tâter le pouls de l’industrie sur l’attitude à adopter pour la marche à suivre.
Parmi les scénarios envisagés, l’AAVQ songeait notamment à proposer aux fournisseurs de plafonner les surcharges non-commissionnables, mais elle n’écartait pas la possibilité de porter plainte pour fraude contre des voyagistes, et par la suite d’aller chercher rétroactivement les commissions qui n’auraient pas été versées, le cas échéant – une cagnotte potentiellement évaluée à 75 millions $.
Rencontre au sommet
Mardi dernier, le C.A. de l’AAVQ s’est finalement rencontré pour analyser les résultats du sondage sur l’augmentation continuelle des « fausses taxes et surcharges » décriées.
Résultat : il appert qu’environ le tiers des répondants accepterait qu’aucune action ne soit entreprise si les montants non-commissionnables (incluant les vraies taxes) étaient fixés entre $400 et $450.
Cependant, la majorité des répondants insiste pour qu’une action soit entreprise, si une entente n’est pas conclue et ce, afin de rectifier la situation, quitte à exiger les sommes non-payées pour les années passées.
La position du C.A. est de préconiser le dialogue avant d’explorer des options légales, le cas échéant.
Des réunions avec les principaux voyagistes concernés seront bientôt mises de l’avant afin de trouver une solution qui serait mutuellement acceptable.