Mathieu Robert, 4 ans, en escale à Grand Cayman. Crédit: collection personnelle.

Mathieu Robert chez AmaWaterways : comme un poisson dans l’eau

Moins de deux semaines après son entrée en fonctions auprès de son nouvel employeur, Mathieu Robert se sent déjà dans son élément. Entrevue.


Connu jusqu’à il n’y a pas si longtemps comme étant Monsieur Celebrity au Québec – autant en sa qualité de BDM de cette compagnie de croisière que parce qu’il a acquis toute une notoriété en raflant plusieurs prix de l’industrie –, Mathieu Robert vient de faire le saut – ou de plonger, c’est selon.

Du pont des croisières océaniques, où il naviguait depuis huit ans, il a ainsi atterri sur celui des croisières fluviales, celles d’AmaWaterways, où il est devenu responsable du développement commercial pour le Québec et le Canada atlantique, au début du mois de juin.

Pour ce grand voyageur qui est tombé dans la potion magique des croisières quand il était (vraiment) petit, les effets semblent permanents chez lui, peu importe le type de navire ou la destination. Et il a bien hâte de montrer à tous à quel point un séjour sur un fleuve peut être aussi satisfaisant qu’un périple en mer – à tout le moins avec AmaWaterways.

En plongée en Polynésie française. Crédit : collection personnelle.

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Profession Voyages : À quoi as-tu occupé tes premières journées à l’emploi d’AmaWaterways, et qu’as-tu de prévu au cours des prochaines semaines?

Mathieu Robert : Je me suis d’abord familiarisé avec mon nouvel environnement, bien sûr, et j’ai déjà effectué plusieurs rencontres. J’avais déjà des événements prévus cette semaine – dont le tournoi de golf de l’AAVQ – et je donnerai une conférence la semaine prochaine, et puis une autre dans les Maritimes la semaine suivante.

Je suis très heureux d’avoir rejoint cette entreprise, qui est en pleine croissance. Les gens y sont très gentils, il y a beaucoup de possibilités d’avancement, des opportunités de développement et une grande stabilité financière.

En fait, ça va aussi très bien parce que les croisières fluviales, c’est un produit que je connaissais déjà.

 

PV : Comment t’es-tu familiarisé avec les croisières fluviales alors que tu travaillais sur la promotion de croisières en mer?

MR : Il faut savoir que si j’œuvre depuis si longtemps dans le domaine des croisières, ce n’est pas juste pour avoir une job, c’est parce que je suis un vrai passionné de la chose, de A à Z. J’ai fait ma première croisière à l’âge de 4 ans, et désormais, j’y pense tout le temps, ça m’habite vraiment.

À l’époque où j’étais conseiller en voyages, j’ai aussi accompagné plusieurs groupes en croisière, que ce soit en pleine mer ou sur les fleuves, alors je connais déjà bien le type de produit grâce à ce volet de mon expérience. Et puisque mon ancien employeur se lancera dans les croisières fluviales à partir de l’an prochain, je me suis d’autant plus intéressé à ce qu’offraient ses concurrents, y compris AmaWaterways.

 

PV : Tu as passé huit années de ta vie à évoluer dans les croisières en mer, comment comptes-tu t’y prendre pour promouvoir les croisières fluviales?

MR : En fait, il n’y a pas une si grande différence dans la façon de travailler. C’est sûr que le volume de vente et le produit d’appel ne sont pas les mêmes, mais il y a plusieurs similitudes. Dans le cadre de mes nouvelles fonctions, mon but premier sera de démocratiser les croisières fluviales d’AmaWaterways, de changer la perception des conseillers à leur égard, de combattre les préjugés.

Il y a deux grands stéréotypes : d’abord, les conseillers croient souvent que ce type de croisière est trop cher; or, il y a des croisières AmaWaterways à 3000 $ canadiens toutes taxes incluses, ce qui est moins cher que certaines croisières océaniques. L’autre préjugé, c’est qu’on croit que les croisières fluviales sont remplies de gens âgés; or, chez AmaWaterways, la moyenne d’âge se situe autour de 45 ans.

Je veux aussi montrer aux conseillers les nombreux côtés positifs de ces croisières. Plusieurs d’entre elles comprennent par exemple les excursions sans coût additionnel, alors qu’en soirée, les navires sont amarrés à quai, ce qui permet de sortir découvrir les villes, aller au resto, prendre un verre dans un bar, assister à un concert ou à un spectacle…

PV : Quels autres aspects des croisières AmaWaterways comptes-tu faire ressortir et mettre en valeur pour rejoindre les Québécois?

MR : Au Québec, les gens ont souvent beaucoup voyagé et il est donc facile de leur proposer des produits qui sortent de l’ordinaire.

L’Europe demeure toujours intéressante, mais la Colombie s’avère aussi un bon choix pour leur faire découvrir du nouveau, le tout en bas de 4000 $. Je pense aussi au Mékong, où on peut s’en tirer à 3000 $ avec les excursions sur certaines dates, ou encore au Nil, qui est en train de regagner en popularité. Enfin, nous avons plusieurs croisières spécialisées, comme sur le vin et la bière, ce qui est aussi bien apprécié des Québécois.

Château de Neuschwanstein, Allemagne. Crédit : collection personnelle.

PV : Comment décrirais-tu les navires d’AmaWaterways, de façon générale?

MR : On peut résumer ces navires comme étant chaleureux et conviviaux, et aménagés dans un cadre de luxe familial; ce sont souvent ces commentaires qu’on entend de la bouche des passagers. En outre, la gastronomie est extraordinaire et les restos de spécialités sont toujours inclus dans le prix.

On couvre aussi des destinations que d’autres ne font pas – comme la Colombie, comme je le disais – et on aime sortir des sentiers battus, ce qui me plaît beaucoup. En outre, AmaWaterways est déjà propriétaire du plus gros navire de croisières fluviales au monde, l’AmaMagna, et l’an prochain, sa flotte en accueillera un autre qui sera aussi grand, l’AmaRudi.

PV : Comment vas-tu t’y prendre pour rejoindre les agents : seras-tu actif sur la route, présenteras-tu des webinaires, organiseras-tu des voyages de familiarisation?

MR : Je suis déjà sur la route, mon nouveau groupe Facebook est présentement actif et je vais organiser des webinaires, des formations ainsi que des voyages de familiarisation, auxquels je tiens vraiment. On a beau parler d’un produit, il n’y a rien comme l’essayer pour pouvoir bien le vendre.

Je ne pense pas pouvoir organiser des voyages d’ici la fin de l’année, car mon agenda est déjà presque complet, mais je compte bien me reprendre l’an prochain avec au moins un, sinon deux fams.

Île Maurice. Crédit : collection personnelle.

PV : Doit-on craindre des hausses de tarifs chez AmaWaterways, en raison de l’explosion du prix du carburant?

MR : Même si le coût du carburant est désormais beaucoup plus élevé, on n’entrevoit pas de hausse des tarifs à court terme. Il faut se rappeler que les navires de croisières fluviales ne sont pas toujours en train de naviguer, qu’ils passent beaucoup de temps à quai et qu’ils consomment bien moins de carburant que les grands paquebots.

En outre, nous offrons des vols inclus sur certaines destinations et dans plusieurs cas, il est possible de choisir l’option Air Plus à l’achat d’une croisière, pour un prix fixe qui tourne autour de 800 $.

PV : En terminant, y a-t-il des nouveautés qui s’en viennent?

MR : Après l’AmaMagdalena – où j’effectuerai ma 103e croisière dans deux semaines! -, nous avons récemment lancé un second navire en Colombie, l’AmaMelodia, et outre l’AmaRudi qui doit naviguer sur le Danube l’an prochain, nous aurons bientôt un troisième navire sur le Nil, l’AmaNubia, et un deuxième sur le Mékong, en 2027.

Enfin, plusieurs nouvelles destinations sont dans l’air, et il existe bien des fleuves où AmaWaterways ne navigue pas encore… À suivre!

En ski à Lake Louise, Alberta. Crédit : collection personnelle.