La surcharge du transporteur, instaurée en avril alors que les coûts du carburant d’aviation étaient en forte hausse, était de 60 $; elle est maintenant de 40 $.
WestJet réduit le montant de la surtaxe appliquée à toutes les réservations effectuées avec un bon de compagnon, alors que les prix du pétrole reculent dans un contexte d’apaisement des tensions dans le détroit d’Ormuz.
La surtaxe, instaurée en avril lorsque les coûts du carburant d’aviation grimpaient en flèche, était de 60 $ par passager. Elle est désormais de 40 $.
Cette décision survient après que Porter Airlines ait annoncé hier qu’elle réduisait de moitié sa surtaxe temporaire sur le carburant, la faisant passer de 40 $ à 20 $. Ces frais additionnels, introduits en mars, s’appliquaient aux billets-récompenses échangés dans le cadre du programme VIPorter.
Des tarifs inchangés
L’expert de l’industrie aérienne John Gradek a déclaré au Globe and Mail que, même si certaines surtaxes carburant ont diminué, les tarifs aériens demeurent élevés à l’échelle mondiale.
« Si l’on regarde les tarifs aériens internationaux, ils ont augmenté de 25 à 35 % indépendamment du facteur carburant », indique-t-il.
La semaine dernière, Air Canada a affirmé que sa réduction des commissions, qui entrera en vigueur le 1er juillet, était en partie motivée par d’importantes pressions sur les coûts.
Le porte-parole d’Air Canada, Peter Fitzpatrick, précise au Globe and Mail que les frais de carburant de 50 $ par passager imposés par Vacances Air Canada demeurent en vigueur. « Il subsiste encore beaucoup d’incertitude quant à la situation au Moyen-Orient. », plaide-t-il.
Statu quo pour un bout
Bien que l’apaisement des tensions au Moyen-Orient ait eu un effet positif sur le prix du pétrole, les experts du secteur préviennent qu’il pourrait s’écouler plusieurs mois avant que les tarifs aériens ne diminuent, si tant est qu’ils baissent un jour.
John Gradek partage cet avis. « Peu importe ce qui s’est passé depuis le 28 février, ces tarifs ne sont pas près d’être réduits maintenant », a-t-il dit au Globe and Mail, ajoutant que « l’approvisionnement en carburant d’aviation n’a pas encore repris normalement. La crise du carburant aérien n’est pas terminée. »