Dépenses record de 47,6 G $ en voyages pour le Canada en 2026

Selon les conclusions de nouvelles recherches menées par Allianz Global Assistance Canada, les Canadiens devraient dépenser un montant record de 47,6 milliards de dollars en voyages, en 2026.

Ces résultats laissent croire que ces voyageurs préfèrent faire moins de séjours mais s’assurer qu’ils soient plus significatifs, malgré les pressions économiques persistantes.

Les résultats de cette étude d’Allianz, baptisée Vacation Confidence Index, montrent que les dépenses prévues en matière de vacances sont en hausse de 22 % d’une année à l’autre, ce qui reflète un appétit résilient pour le voyage, même si l’inflation, les taux d’intérêt et les fluctuations de la monnaie continuent d’influencer le comportement des consommateurs.

Le budget moyen des vacances des Canadiens a grimpé à 4 169 $ en 2026, de nombreux voyageurs choisissant d’allouer des budgets plus élevés à un seul voyage axé sur l’expérience, plutôt qu’à plusieurs courts séjours.

Séjours nationaux vs. internationaux

Les données révèlent aussi un écart grandissant entre les dépenses liées aux voyages nationaux et internationaux.

Les Canadiens qui prévoient voyager à l’étranger, particulièrement en Europe et vers d’autres destinations long-courriers, s’attendent à dépenser en moyenne 6 354 $, soit près de trois fois les 2 398 $ prévus pour les voyages au Canada.

La tendance suggère que, même si la hausse des coûts et la faiblesse du dollar canadien poussent les voyageurs à réduire le nombre de leurs déplacements, ceux qui voyagent priorisent des vacances à forte valeur ajoutée et axées sur l’expérience.

Une question d’argent

La pression économique demeure le principal facteur influençant les décisions de voyage en 2026. Parmi les Canadiens qui ont choisi de ne pas voyager cette année, 63 % citent des limitations financières, tandis que 36 % évoquent une incertitude économique plus large.

Près de la moitié des voyageurs qui prévoient malgré tout partir en vacances affirment qu’ils adapteront leurs plans en raison de la faiblesse du dollar canadien, et un Canadien sur trois affirme que le contexte économique actuel l’a amené à planifier moins de voyages ou à choisir des destinations plus abordables.

Les âges de raison

L’impact de ces pressions varie selon l’âge. Les Canadiens de 55 ans et plus sont les moins susceptibles de modifier leurs plans de voyage, tandis que ceux de 35 à 54 ans sont les plus enclins à réduire leurs dépenses.

Malgré tout, la demande de voyages demeure forte dans toutes les catégories démographiques, 81 % des voyageurs affirmant qu’ils « ont désespérément besoin de vacances » en 2026.

« Les Canadiens ressentent clairement la pression de l’environnement économique actuel, mais leur envie de partir est plus forte que jamais », conclut Tayjua Squire, responsable des communications d’entreprise chez Allianz.