Le transporteur finlandais relance sa liaison Toronto–Helsinki et confirme son retour en 2027.
Un retour attendu de longue date est devenu réalité hier, lorsque Finnair a relancé son service direct vers le Canada avec son vol inaugural Toronto–Helsinki, le 4 mai.
Ce service saisonnier, offert trois fois par semaine, marque le retour de Finnair à Toronto après une pause de 11 ans et représente la seule liaison sans escale entre le Canada et la Finlande.
« Nous sommes ravis de revenir au Canada avec le premier et unique vol direct transatlantique entre le Canada et la Finlande », a déclaré Javier Roig-Sanchez, directeur général, Amérique du Nord, Finnair. « Qu’ils visitent Helsinki ou qu’ils se rendent ailleurs dans les pays nordiques ou en Europe, nous sommes impatients d’accueillir plus de Canadiens que jamais cet été. »

Javier Roig-Sanchez, directeur général de Finnair pour l’Amérique du Nord (au centre), entouré de membres du personnel de cabine de Finnair
Un vol saisonnier
La nouvelle liaison du transporteur, membre oneworld, sera offerte tout l’été jusqu’à la fin août, et elle sera exploitée en Airbus A330 avec classes Économique, Économie Premium et Affaires. En classe Affaires, les passagers pourront découvrir le siège AirLounge de Finnair, un modèle unique à coque fixe non inclinable, conçu pour offrir espace et intimité.
Toronto devient la septième porte d’entrée de Finnair en Amérique du Nord, un jalon de plus dans la 103e année d’existence du transporteur.
Même si le contexte mondial demeure instable en raison du conflit au Moyen-Orient, Javier Roig-Sanchez insiste sur le fait que la liaison de Toronto était prévue de longue date.
« Le vol Toronto était planifié depuis un an, et nous voulions le maintenir, nous a-t-il confié hier. Nous l’avions promis. »
Les tendances de la demande sont encourageantes malgré les tensions géopolitiques. « La demande de l’Europe vers Toronto et le Canada a été très forte », a affirmé Javier Roig-Sanchez, précisant que « les coefficients de remplissage que je vois actuellement dans le système sont vraiment solides au départ de Toronto, de la mi-juin à la mi-juillet ».
Même s’il est encore trop tôt pour évaluer les performances de la nouvelle liaison, Finnair peut s’appuyer sur les résultats du marché états-unien, où aucune baisse de la demande n’a été observée.
Mais même si la liaison de Toronto démarrait plus lentement, ce ne serait pas inquiétant, a-t-il ajouté.
« Nous ne nous attendons jamais à ce qu’une nouvelle route soit rentable la première année, c’est intégré dans notre plan d’affaires, a-t-il précisé. C’est pourquoi je peux confirmer que ce vol Toronto reviendra dès avril l’an prochain. Nous avons besoin de temps pour investir dans cette route, faire beaucoup de choses avec les agences, ce qui ne peut pas se faire en une seule saison. »
Du carburant déjà couvert pour cette année
Alors que plusieurs transporteurs ont récemment annulé des vols et réduit leur capacité à cause de la hausse des coûts du carburant, aggravée par la guerre au Moyen-Orient, Finnair maintient son cap grâce à une planification prudente.
« Nous ne réduisons pas la capacité parce que le carburant est déjà couvert pour cette année », a expliqué Javier Roig-Sanchez. « Cela va nous permettre de rester stables. Nous ne prévoyons donc aucune annulation. »
Le dirigeant reconnaît néanmoins que l’incertitude persiste, notamment en ce qui concerne la demande. « Nous sommes clairement préoccupés par l’impact potentiel de la situation sur la demande. Mais pour l’instant, nous devons envoyer au marché le message que l’entreprise sera stable en 2026. »
Javier Roig-Sanchez a ajouté que Finnair est prête à s’adapter si nécessaire sur le plan opérationnel. « S’il y a un aéroport où nous volons qui manque de carburant et où nous ne pouvons pas faire le plein à l’arrivée, nous sommes prêts à faire du fuel tankering », a-t-il expliqué en faisant référence à cette pratique qui vise à transporter davantage de carburant pour le vol de retour.
Expansion à travers l’Europe et au-delà
Finnair continue d’étendre son réseau dans les pays nordiques, en Europe et sur les marchés long-courriers, renforçant le rôle d’Helsinki en tant que plaque tournante mondiale. La compagnie joue un rôle central dans la connectivité régionale, en particulier en Finlande et en Norvège.
« Le réseau domestique de la Finlande est très important, d’ajouter Javier Roig-Sanchez. Nous sommes la compagnie aérienne qui dessert la majorité des quelque 20 aéroports du pays. »
En 1983, Finnair est même devenu le transporteur officiel du Père Noël, en assurant une desserte annuelle vers Rovaniemi, en Laponie finlandaise, sur le cercle arctique, une destination touristique majeure avec son village du Père Noël.
Une porte d’entrée régionale
Javier Roig-Sanchez a aussi souligné que Finnair est « une porte d’entrée vers des destinations comme la Norvège », en facilitant les voyages combinés dans les pays nordiques. Cet été, le transporteur exploitera « jusqu’à 86 vols par semaine entre Helsinki et la Norvège », desservant plusieurs villes de la région.
La croissance se poursuit également en Europe, avec 12 nouvelles destinations ajoutées cet été. « Depuis Helsinki, vous pouvez rejoindre 90 destinations européennes », a-t-il indiqué, mentionnant entre autres Luxembourg, Valence et Tirana.
Par-delà les vieux pays
Au-delà de l’Europe, Finnair maintient une forte présence long-courrier malgré les défis géopolitiques.
« Nous relions toujours notre capitale à 11 aéroports en Asie », a souligné Javier Roig-Sanchez, citant le Japon, la Corée du Sud, Singapour, la Chine, la Thaïlande et l’Inde. « Et nous constatons une forte demande de Toronto vers New Delhi via Helsinki », une option pratique pour la grande communauté indienne de Toronto.
Finnair prépare également une nouvelle expansion long-courrier. « À partir d’octobre, nous lancerons notre nouvelle destination : Melbourne », a-t-il annoncé, marquant le premier service exploité par Finnair vers l’Australie, via Bangkok.
Renforcer les liens Canada–Finlande
Pour Hanna-Leena Korteniemi, ambassadrice de Finlande, la nouvelle liaison Toronto–Helsinki représente plus qu’un gain de connectivité.
« Le vol inaugural de Finnair entre Toronto et Helsinki symbolise un lien renforcé entre le Canada et la Finlande, entre deux pays et deux peuples qui partagent des valeurs communes », a-t-elle déclaré. « Ce ne sont pas les distances qui définissent un partenariat. Ce sont les valeurs. »
Elle a souligné que la liaison directe favorise de nouvelles opportunités : commerce, tourisme, dialogue, compréhension. « Cette connexion est aujourd’hui non seulement plus courte, mais plus étroite. »

Hanna-Leena Korteniemi, ambassadrice de la Finlande
Le pays du bonheur
Mme Korteniemi a également rappelé que la Finlande jouit d’une renommée internationale comme « pays le plus heureux du monde », un titre qu’elle détient dans le Rapport mondial sur le bonheur depuis neuf ans.
« Pour nous, le bonheur n’est ni la perfection, ni l’excitation permanente; c’est quelque chose de pratique, quelque chose que l’on construit », a-t-elle dit. « En Finlande, le bonheur n’est pas un moment. C’est un état d’esprit. »
La nouvelle liaison invite les Canadiens à découvrir cela par eux-mêmes, qu’il s’agisse de la culture urbaine d’Helsinki ou des paysages et traditions du pays.
Javier Roig-Sanchez partage cette vision, estimant que la nouvelle desserte représente une opportunité clé sur le marché canadien. « Nous croyons que la liaison directe Toronto–Helsinki représente une formidable opportunité au Canada et continuera de soutenir la croissance de la notoriété d’Helsinki et de la Finlande dans le tourisme canadien. Nous avons hâte à la saison estivale. »
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Légende de l’image principale : Cérémonie officielle de coupe de ruban soulignant le nouveau service direct de Finnair entre Toronto et Helsinki, à l’aéroport international Toronto Pearson, le 4 mai 2026. De g. à dr. : Katja Podduikin-Miettinen, chef de cabine, Finnair; Hanna-Leena Korteniemi, ambassadrice de Finlande; Javier Roig-Sanchez, directeur général, Amérique du Nord, Finnair; Mia Eloranta, responsable des communications, Finnair; Carl Jones, responsable du développement aéronautique à la GTAA; et Konsta Kovanen, membre d’équipage principal, Finnair.
- Un Airbus A330 de Finnair atterrissant à l’aéroport international Pearson de Toronto, le 4 mai — Crédit : Finnair
- Un commandant de bord de Finnair atterrissant à Toronto, le 4 mai — Crédit : Finnair

