Les transporteurs aériens et les compagnies de croisières, sensibles aux variations des prix du carburant, sont particulièrement touchées.
La hausse brutale du prix du pétrole, après l’intensification du conflit au Moyen-Orient ce week-end, a lourdement frappé les actions des compagnies aériennes et des compagnies de croisières, et elle pourrait faire grimper les tarifs aériens.
Lundi, les marchés boursiers ont tremblé à l’échelle mondiale, sur fond d’inquiétude quant à la capacité de l’économie mondiale à supporter des prix du pétrole plus élevés, qui ont brièvement frôlé les 120 dollars US le baril, leur plus haut niveau depuis quatre étés.
Carnival Corporation a ainsi perdu 7,3 % de sa valeur, et United Airlines a chuté de 6,9 %. Comme le rapporte Reuters, Korean Air Lines a pour sa part reculé de 8,6 %, Air New Zealand de 7,8 % et Cathay Pacific de 5 %, tandis qu’en Europe, Air France-KLM, le propriétaire de IAG et Lufthansa ont tous perdu entre 4 et 6 %.
Une dépense majeure
Le carburant représente la deuxième plus grande dépense du secteur aérien, après la main-d’œuvre.
Selon la couverture de Reuters, dans le pire scénario, les compagnies aériennes incapables de suivre la hausse des coûts du carburant pourraient devoir clouer des avions au sol, voire faire faillite pour les acteurs les plus fragiles.
L’agence de presse cite des données de Google Flights indiquant qu’un billet Séoul-Londres du 11 mars avec Korean Air Lines avait atteint 4 359 dollars US, contre 564 dollars une semaine plus tôt.
Avec des informations de The Associated Press
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Légende de l’image principale : Bobby Charmak travaille sur le parquet de la New York Stock Exchange, à New York, le 6 mars 2026 (photo AP/Seth Wenig).