La saison des sargasses sur la côte caraïbe du Mexique, qui atteint habituellement son apogée durant les mois d’été, pourrait se prolonger jusqu’au début, voire à la mi-octobre.
« Cela dépendra des vents, des courants et des marées », a indiqué à Reuters le ministre de l’Environnement de Quintana Roo, Oscar Rébora.
L’État, qui héberge notamment Cancún, Tulum et la Riviera Maya, est particulièrement touché par les importantes arrivées de ces algues brunes flottantes. Les autorités locales consacreraient plus de 2 milliards de dollars par année à la gestion des sargasses.
Depuis le début de l’année, les trois destinations mexicaines les plus durement touchées ont déjà retiré et éliminé quelque 105 000 tonnes métriques de sargasses, selon Reuters. À titre de comparaison, le total enregistré pour l’ensemble de l’année 2025 s’élevait à 92 783 tonnes.
Les autorités estiment que le volume total pourrait atteindre 119 000 tonnes en 2026, dans ce qui s’annonce comme une année record pour les arrivées de sargasses sur les plages de la côte caraïbe mexicaine.
Le phénomène ne touche toutefois pas uniquement le Mexique. La Barbade, la République dominicaine, la Guadeloupe, la Martinique, Anguilla ainsi que le sud-est de la Floride doivent également composer avec ces échouages massifs.
Face à l’ampleur du problème, les autorités de Quintana Roo cherchent aussi à transformer cette contrainte environnementale en ressource. L’an dernier, la gouverneure Mara Lezama avait notamment annoncé un projet visant à convertir les tonnes de sargasses récupérées en biocarburant.
L’Association du transport aérien international (IATA) estime d’ailleurs que les sargasses pourraient éventuellement jouer un rôle dans la chaîne de production de carburants d’aviation durables (SAF), ouvrant la voie à une possible valorisation de ce phénomène qui affecte une grande partie des Caraïbes.