Aruba affine de plus en plus son intérêt pour les voyageurs canadiens dans le cadre d’un engagement national envers un tourisme responsable et un développement durable à long terme.
Depuis l’automne dernier, Aruba met de plus en plus l’accent sur le marché canadien en renforçant des liens de longue date et en positionnant l’île comme un chef de file du tourisme responsable.
Bien que le Canada n’ait pas vu ces dernières années la même présence marketing de la part d’Aruba, l’île réénergise ses efforts, reflétant à la fois les opportunités du marché et l’évolution des priorités dans la stratégie touristique à long terme de la destination.
Selon Ronella Croes, PDG de l’Office du tourisme d’Aruba, le Canada a historiquement été le deuxième marché émetteur le plus important après les États-Unis, en représentant environ 5 % des deux millions de visiteurs annuels de l’île.
« Le Canada demeure un marché important pour nous et nous avons effectivement accru nos efforts ici ces dernières années alors que nous nous concentrons sur la diversification de notre base de marchés, explique Mme Croes. Il existe une opportunité d’introduire de nouveaux visiteurs à Aruba et, parce que nous sommes dans l’industrie depuis de nombreuses années, nous sommes certains qu’une fois venus, ils deviendront des ambassadeurs d’Aruba. »
Une année 2025 prolifique
En 2025, les Canadiens ont répondu pleinement à l’appel, avec une hausse de 10 % des visites en cumul annuel.
Selon Ronella Croes, plusieurs facteurs soutiennent cette croissance, notamment un fort service aérien direct assuré par des transporteurs canadiens. WestJet exploite des vols à l’année, tandis qu’Air Canada offre des vols sans escale hors saison estivale, en plus des correspondances via les États-Unis.
Aruba profite également des tendances récentes du marché, plusieurs voyageurs canadiens privilégiant les vacances dans les Caraïbes plutôt que des séjours aux États-Unis ces derniers mois.
Profil des visiteurs
Les arrivées canadiennes à Aruba se distinguent non seulement par leur volume mais aussi par leur profil. Les Canadiens séjournent en moyenne 8,7 nuits — au-dessus de la moyenne de la destination — et plus de 40 % sont des visiteurs réguliers.
De plus, la destination observe un nombre croissant de Canadiens achetant une propriété, réservant de longs séjours ou voyageant grâce à des formules en multipropriété, reflétant une fidélité grandissante et une préférence pour des options d’hébergement au-delà des hôtels traditionnels.
Un paysage touristique diversifié
Aruba est peut-être petite — environ 31,5 km de long sur 9,6 km de large — mais la diversité des expériences touristiques ne cesse d’y croître.
Palm Beach et Eagle Beach demeurent les zones balnéaires les plus connues, accueillant un vaste choix d’hôtels, y compris de grands complexes en bord de mer, tandis qu’Eagle Beach continue de recevoir des distinctions internationales comme l’une des meilleures plages au monde.
De nouveaux développements hôteliers ont ajouté encore plus de choix ces derniers mois. Le St. Regis a ouvert l’an dernier, tandis que JOIA Aruba by Iberostar a accueilli ses premiers clients à la fin de 2024. Un autre jalon important demeure l’ouverture du Secrets Baby Beach Aruba, un complexe tout-compris situé à San Nicolas, à l’extrémité sud de l’île.
San Nicolas est devenu un pôle culturel émergent et un moteur de développement touristique. Autrefois centre d’une des principales industries de l’île, le district met aujourd’hui en valeur une identité caribéenne vibrante exprimée à travers des murales, de l’art public et un festival artistique annuel.
En contraste, la capitale Oranjestad conserve un caractère néerlandais et continue d’élargir son offre culturelle, notamment avec son festival culinaire annuel en pleine croissance, Autentico.
Un creuset culturel
« Nous nous considérons comme un creuset culturel, affirme Sjeidy Feliciano, directrice régionale, Amérique du Nord, pour l’Autorité du tourisme d’Aruba. Nous comptons plus de 100 nationalités vivant sur l’île et cela s’exprime dans la fusion gastronomique. Avec plus de 250 restaurants, des expériences gastronomiques haut de gamme et des concepts menés par des chefs, la scène culinaire devient un attrait majeur, y compris pour les Canadiens. »
Sjeidy Feliciano souligne également les activités nautiques de l’île et l’abondance de sites naturels. Environ 25 % de l’île est protégée sous forme de parc national, offrant des possibilités d’exploration en plein air et d’excursions nature.
Les événements sportifs, marathons, tournois de beach tennis et la popularité des voyages de mariage et de lune de miel continuent d’attirer les visiteurs canadiens. La localisation d’Aruba hors de la zone des ouragans renforce aussi la confiance envers un climat stable et des vacances sans souci.
Le tourisme responsable au premier plan
Si les plages, la culture et les complexes hôteliers demeurent au cœur de l’attrait de l’île, Aruba vit une transformation guidée par la durabilité. Le tourisme représente plus de 70 % du PIB d’Aruba et une part encore plus importante de l’emploi local, faisant du tourisme responsable une priorité nationale.
Soulignant les initiatives environnementales récentes, Ronella Croes rappelle que l’île a adopté en 2017 une loi interdisant les plastiques à usage unique et a ensuite introduit une interdiction des écrans solaires contenant de l’oxybenzone, une substance nuisible aux récifs coralliens, tout en ajoutant des zones protégées supplémentaires en plus du parc national d’Arikok.
« Nous devons accroître la sensibilisation à un comportement plus conscient, et nous devons nous assurer que la qualité des visites perdure — il n’y a pas d’autre choix », dit Croes. « Nous aimons dire : lorsque vous aimez Aruba, Aruba vous le rend. Et vous verrez ce message davantage dans nos communications destinées aux consommateurs lorsqu’ils sont sur l’île. »
Dans le cadre de cette campagne, l’« Aruba Promise » a été lancée comme guide pour les visiteurs afin de leur faire comprendre les priorités de la destination et leur rôle dans sa protection. Cela inclut la promesse d’adopter un rythme plus lent, d’être respectueux, de réfléchir à son empreinte sur l’île et de voyager en pleine conscience.
Comme le souligne Ronella Croes, cette approche du voyage arrive au moment idéal, citant des données du rapport d’impact d’Aruba indiquant que parmi les voyageurs canadiens sondés :
• 96 % estiment que le tourisme responsable est important
• 97 % sont prêts à poser au moins une action positive pour protéger une destination
• mais seulement 16 % estiment avoir reçu des indications claires de l’industrie sur la manière d’y parvenir.
« Nous voyons cela comme une opportunité, poursuit Mme Croes. Nous voulons nous assurer que nos visiteurs savent ce qu’ils peuvent faire et ce que nous valorisons en tant qu’habitants d’Aruba. »
L’écosystème derrière la stratégie
L’approche durable d’Aruba s’étend à l’ensemble de son secteur touristique. Compagnies aériennes, complexes hôteliers, voyagistes et fournisseurs locaux participent tous à des formations, ateliers et programmes de certification environnementale.
Plusieurs grands hôtels détiennent des certifications reconnues telles que LEED ou Green Globe, tandis que l’aéroport détient une accréditation en durabilité et dispose d’installations solaires de grande envergure.
Le programme de certification d’Aruba propose une formation pour les employés du secteur hôtelier sur l’île, tandis que la Fondation Aruba Excellence offre un développement professionnel supplémentaire incluant des modules sur la gestion environnementale.
De plus, une académie dédiée au voyage fournit aux conseillers en voyages canadiens des connaissances produit et des mises à jour, incluant des modules portant sur l’approche durable de la destination. Une équipe de représentation canadienne soutient également les conseillers, les salons de mariage et d’autres initiatives destinées à l’industrie.
Les croisières aussi visées
Interrogée sur la manière dont le secteur des croisières s’inscrit dans les efforts renouvelés de durabilité, Ronella Croes précise que, contrairement au développement hôtelier, le tourisme de croisière demeure volontairement contrôlé.
« Il n’y a eu aucun plan d’expansion du port de croisières, et ce n’est pas notre intention. Mais nous continuons à collaborer avec l’industrie des croisières pour nous assurer que les visiteurs sont satisfaits et que leurs besoins sont comblés tout en soutenant le développement durable », dit-elle.
Ronella Croes indique également qu’Aruba se concentre surtout sur l’accueil de compagnies de croisières de luxe de plus petite taille telles que Seabourn et Ritz-Carlton afin de maintenir une expérience plus intime et authentique.
Pour plus d’information sur les voyages à Aruba : aruba.com
Pour consulter l’Aruba Promise, cliquez ici.