Le 17 juin 2026 – Même avec la fin annoncée de la guerre, les voyageurs ne doivent pas s’attendre à une baisse immédiate du prix des billets d’avion. Détroit d’Ormuz: l’énergie baisse, pas encore les billets d’avion
Depuis plusieurs mois, les experts de l’industrie préviennent que même si le conflit prenait fin, les tarifs aériens ne reculeraient pas instantanément. L’accord, qui doit être signé vendredi en Suisse, prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz. L’Iran pourrait ainsi reprendre ses exportations de pétrole sans restrictions dans le cadre de l’entente avec les États-Unis visant à mettre fin au conflit.
Plus globalement, la réouverture du détroit d’Ormuz représenterait un important soulagement pour l’économie mondiale. Ce passage maritime stratégique, situé à l’entrée du golfe Persique, voyait transiter avant le conflit près du cinquième du pétrole et du gaz naturel échangés dans le monde. Sa fermeture avait provoqué une importante crise énergétique.
Mais si la baisse des prix de l’énergie pourrait éventuellement se répercuter sur les consommateurs, les voyageurs devront probablement patienter avant de voir une différence sur le coût des billets d’avion.
Les tarifs aériens ne devraient pas diminuer cet été
Les économistes et analystes du secteur rappellent que les compagnies aériennes ne répercutent pas immédiatement les fluctuations du prix du carburant sur leurs tarifs. Elles achètent généralement leur carburant à l’avance, ajustent progressivement leurs horaires de vol et fixent leurs prix principalement en fonction de la demande.
Ainsi, même si le pétrole et le carburéacteur redevenaient moins chers, plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pourraient s’écouler avant que les voyageurs constatent un impact sur le prix des billets. Il est donc peu probable que nous assistions à une baisse du coût des voyages en avion à court terme, notamment durant l’été.
Les suppléments carburant imposés par certaines compagnies aériennes internationales pourraient toutefois être les premiers à disparaître, selon Gordon Ho, professeur à l’école de commerce de l’Université de Californie du Sud.
« Les consommateurs pourraient se demander : “Pourquoi continuez-vous à me facturer un supplément carburant alors que les prix de l’énergie ont diminué?” », explique-t-il.
En résumé, une éventuelle accalmie sur les marchés de l’énergie pourrait contribuer à stabiliser les coûts du transport aérien, mais les voyageurs ne devraient pas espérer une baisse rapide des tarifs pour leurs prochains déplacements.