Après avoir partiellement cessé ses activités dans la Isla Grande, la chaîne espagnole met un terme définitif à sa présence à Cuba.
La chaîne hôtelière espagnole Meliá annonce la cessation entière de ses activités à Cuba, en raison des difficultés auxquelles le pays est confronté et à la suite du blocus états-unien ainsi que des menaces de sanctions, rapporte Radio-Canada et plusieurs médias.
Le mois dernier, Meliá avait déjà annoncé mettre fin à ses activités dans 15 des 34 établissements qu’elle exploite à Cuba; aujourd’hui, elle pousse sa décision plus loin en cessant toutes ses activités sur la Isla Grande dès ce vendredi 24 juillet.
Raison de ce départ totalement consommé : « des difficultés opérationnelles, juridiques, économiques et financières importantes » auxquelles le pays fait face à la suite du blocus imposé par les États-Unis.
Meliá avait été le premier groupe hôtelier étranger à s’implanter à Cuba après que feu Fidel Castro ait ouvert le pays au tourisme international, après la chute du bloc soviétique en 1991, rappelle encore Radio-Canada.
En sus de l’embargo états-unien en vigueur depuis 1962, Washington impose un blocus pétrolier à Cuba depuis l’invation du Vénézuela, en janvier.
El Mundo souligne à cet effet que le manque de carburant constitue le problème le plus visible dans un pays qui a longtemps été une destination majeure pour les groupes hôteliers espagnols comme Meliá, Barceló et Iberostar, ainsi que pour de nombreuses compagnies aériennes, dont les principaux transporteurs canadiens.
Dans un communiqué, Meliá précise qu’elle évalue présentement les impacts financiers de cette décision, notamment une possible révision de la valeur comptable associée à ses activités à Cuba. Les détails seront communiqués lors de la publication des résultats du premier semestre.