Pénurie de carburant : d’autres transporteurs se font rassurants

Face aux inquiétudes du marché et à l’attentisme des voyageurs, plusieurs transporteurs font des sorties publiques pour rassurer la clientèle.


Après Lufthansa le mois dernier et Air Canada la semaine dernière, voilà qu’Air France et French bee (hier) et Air Transat (aujourd’hui) annoncent disposer d’assez de carburant pour survivre à la saison estivale.

« Air Transat dispose de l’approvisionnement en carburant nécessaire pour opérer l’intégralité de son programme estival », dit le transporteur dans une communication qui doit être envoyée aujourd’hui à sa clientèle, rapporte La Presse.

Hier, French bee faisait de même en proposant au surplus la possibilité de modifier ou d’annuler sans frais un vol jusqu’au jour du départ, pour une période de temps limitée.

Le même jour, l’Écho touristique rapportait qu’Air France, KLM et Transavia transporteraient tous leurs clients cet été. Le média touristique indique en effet que sur son portail réservé aux professionnels du voyage, le groupe se montre catégorique : « Air France et KLM ne prévoient aucune perturbation de l’approvisionnement en carburant cet été, et maintiendront leurs programmes de vols initialement prévus ».

L’Écho touristique précise aussi que cette analyse est partagée par la Commission européenne, qui rappelait dimanche que l’Union européenne n’a subi « aucune interruption de l’approvisionnement au niveau des consommateurs », bien que les prix aient grimpé.

« C’est la période la plus achalandée de l’année, l’industrie veut rassurer le public en indiquant clairement que leurs projets ne seront pas annulés, dit Robert Kokonis, président de la firme de conseil AirTrav. C’est important d’instaurer une confiance vis-à-vis de l’industrie », poursuit La Presse.

 

Des tarifs moins élevés pour l’Europe

L’avantage de toute cette incertitude, c’est que le prix des billets d’avion pour l’Europe est plus abordable qu’il ne l’était l’an dernier : une simple recherche pour un vol Montréal-Athènes ou un Montréal-Paris, qui débute à 900 $ en juin, prouve que la demande est peu élevée et que les transporteurs tendent à baisser les tarifs pour attirer les voyageurs.

Dans la foulée, WestJet annonçait d’ailleurs, la semaine dernière, le lancement de l’option Annulation sans raison, qui permet de récupérer de 80 à 100 % du prix du billet en cas d’annulation d’un vol et ce, jusqu’à 24 h avant le départ.