Pour le géant aérien, 2026 représente une année riche en héritage aéronautique et en innovations, avec quatre jalons importants à Montréal, dont trois anniversaires.
Hier soir, le soleil brillait de tous ses feux sur le Groupe Lufthansa, dans la très lumineuse Tour du Port de Montréal, comme si un immense projecteur avait été braqué sur l’impressionnante histoire de ce géant mondial de l’aviation.
Il faut dire qu’il y avait de quoi célébrer, pour la centaine de participants – partenaires, dignitaires, gens d’affaires et des médias, – présents sur place, puisque cette année, Lufthansa souffle 100 bougies depuis sa création, en 1926.

« C’est un siècle d’excellence et de connexions à l’échelle mondiale depuis la fondation de Luft Hansa, marquant le début d’un parcours qui a façonné l’une des marques aériennes les plus emblématiques au monde », a souligné d’emblée Christina Meakin, directeure des ventes du Groupe Lufthansa au Canada.
Mais ce n’est pas tout : le 22 avril 1956, le premier d’une longue série de vols entre Montréal et Francfort était lancé, et à ce jour, cette liaison est encore et toujours bien vivante. La soirée d’hier a donc également donné lieu au soulignement du 70e anniversaire de cette desserte fructueuse et essentielle aux échanges de toutes sortes entre le Canada et l’Allemagne.

75 ans de relations bilatérales Canada-Allemagne
Entre autres dignitaires présents sur place hier soir figuraient justement Christian Wagner, consul général de la République fédérale d’Allemagne à Montréal.

Christian Wagner, consul général de la République fédérale d’Allemagne à Montréal.
Car 2026 marque également un autre jalon significatif entre le Canada et l’Allemagne, soit 75 ans de saines relations diplomatiques et économiques entre les deux pays. Et puisque, en 1951, Montréal était la métropole économique canadienne, c’est ici que tout a commencé à cet égard.
« Avec le temps, nos deux pays sont devenus des partenaires incroyablement proches », a tenu à préciser M. Wagner, Berlinois d’origine, dans un français impeccable.
Lufthansa Allegris, bientôt à Montréal
Enfin, la soirée a donné l’occasion au Groupe Lufthansa de souligner l’arrivée imminente de la classe Allegris, qui marquera un autre jalon important dans la liaison du transporteur allemand avec la métropole québécoise.

Prévue pour juillet, l’entrée en scène de cette nouvelle génération de cabines long-courriers du transporteur, introduite en 2024, redéfinira l’offre de Lufthansa chez nous.
Celle-ci se distingue par une personnalisation accrue avec des suites en Première classe, sept options de sièges en Classe Affaires (dont des suites privées), une classe Premium Economy améliorée et une classe Economy modernisée.
Des investissements massifs en cours
Dans la foulée, Christina Meakin a rappelé que Lufthansa continue d’investir massivement dans la rénovation et l’amélioration de son parc aérien, à coups de trois milliards d’euros annuellement.

Christina Meakin, directeure des ventes du Groupe Lufthansa au Canada.
« Ces temps-ci, nous recevons de nouveaux appareils à chaque semaine », a-t-elle souligné, avant de se dire « très fière que le Canada soit l’un des marchés les plus importants du monde pour le Groupe Lufthansa ».
Pour mémoire, celui-ci regroupe Austrian Airlines, Brussels Airlines, Eurowings et Swiss, en plus de Lufthansa, il va sans dire. Le transporteur allemand figure également parmi les membres fondateurs de Star Alliance, aux côtés d’Air Canada notamment.

Christian Wagner, consul général de la République fédérale d’Allemagne à Montréal; Christina Meakin, directeure des ventes du Groupe Lufthansa au Canada; Yves Beauchamp, président directeur général d’ADM – Aéroports de Montréal, et Robert Trudeau, directeur général ventes aux entreprises réseau mondial chez Air Canada.
Pas de craintes pour l’approvisionnement en carburant
Entre deux gorgées de bulles et trois canapés, le directeur des communications du Groupe Lufthansa pour les Amériques, Tal Muscal, a enfin confié à Profession Voyages qu’il se disait optimiste quand à l’approvisionnement en carburant de ses appareils long-courriers, pour la prochaine saison estivale.

« Avec la décision que nous avons prise de couper 20 000 vols court-courriers l’été prochain, je suis confiant que nous ne serons pas confrontés à une pénurie, y compris pour les vols de retour », estime-t-il, en faisant référence à la préoccupation de certains experts qui craignent que certains voyageurs puissent se rendre en Europe l’été prochain, mais peinent à en revenir par la suite.
« Il faut se rappeler que même si 20 % du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz, tout le reste provient d’ailleurs, et nous avons plusieurs sources d’approvisionnement », de conclure M. Muscal.