Retraits et suspensions à Cuba : le Conseil de tourisme réagit

Devant les annonces récentes des chaînes hôtelières et, depuis hier, des voyagistes canadiens, l’état-major du tourisme cubain fait le point.


Malgré des pressions économiques accrues de la part des États-Unis, Cuba assure rester fermement ouverte au tourisme mondial, avec ses attractions, ses infrastructures d’accueil et sa logistique pleinement opérationnelles, indique ce matin le Conseil du tourisme de Cuba.

 « Cuba s’engage à devenir plus durable, souveraine et résiliente, dit-on dans un communiqué. Les décrets exécutifs signés par le président des États-Unis en janvier et mai 2026, incluant le décret n°14404 ciblant directement le secteur touristique cubain, visent à restreindre l’un des piliers économiques du pays en créant une pénurie de carburant aviation dans les aéroports nationaux et en exerçant des pressions sur les entités étrangères opérant sur l’île. En conséquence, plusieurs entreprises étrangères se sont récemment senties contraintes d’annuler leurs contrats à Cuba. »

 

Des mots de reconnaissance

 « Bien que les chemins avec ces partenaires étrangers se soient désormais séparés, nous leur sommes profondément reconnaissants pour les années passées à construire ensemble, et leur impact reste une pierre angulaire de notre succès », ajoute Gihana Galindo, directrice du Conseil du tourisme de Cuba à Toronto.

« Les plus grands atouts de Cuba – nos plages immaculées, notre culture vibrante et la chaleur inégalée de notre population – restent totalement inchangés par les pressions extérieures, assure la directrice. Depuis plus de trente ans, nos équipes locales ont travaillé aux côtés de partenaires internationaux pour bâtir une infrastructure de services de classe mondiale. Aujourd’hui, cette expertise locale est pleinement en mesure de gérer nos établissements de manière fluide, de protéger chaque réservation de voyageur et de fournir l’hospitalité exceptionnelle qui définit notre destination. »

 

Certaines opérations maintenues

Mme Galindo rappelle que de nombreux établissements concernés étaient déjà temporairement fermés en raison de l’évolution de la demande du marché.

« Les opérations touristiques de Cuba se poursuivront sans interruption, dit-elle. Les établissements quittant les contrats étrangers maintiendront leurs activités normales sous la gestion expérimentée de chaînes hôtelières nationales, notamment Cubanacán, Gran Caribe et Gaviota. Ces marques nationales garantissent la continuité de toutes les opérations touristiques, en honorant pleinement les réservations confirmées et en maintenant les conditions établies pour les voyageurs et les partenaires commerciaux. »

Le Conseil du tourisme de Cuba souligne que les entreprises étrangères ont contribué au secteur touristique cubain pendant plus de 30 ans. « Parce que les dirigeants et employés cubains ont longtemps géré les opérations aux côtés de directeurs étrangers, l’ensemble de la main-d’œuvre locale, du cadre logistique et des standards de service reste fermement en place. »

Le conseil du tourisme note qu’à la suite directe du décret états-unien n°14404, Visa et Mastercard cesseront de traiter les transactions financières à Cuba à partir du 6 juin 2026. L’utilisation de l’argent liquide est présentement le moyen le plus pratique et le plus largement accepté, selon le conseil, en particulier les dollars canadiens (CAD), les dollars américains (USD) et les euros (EUR).

« Ceux qui ont déjà visité Cuba savent que l’usage des cartes de crédit était principalement limité aux hôtels; il n’y a jamais eu d’utilisation généralisée des cartes en dehors des hôtels et cela a toujours été une destination essentiellement basée sur l’argent comptant », conclut la directrice.