Le scrutin débute aujourd’hui, le 8 juillet, et se poursuivra jusqu’au 15 juillet.
Les agents de bord de WestJet feront entendre leur voix cette semaine, alors qu’ils sont appelés à se prononcer sur un mandat de grève.
Représentés par la section WestJet du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), section locale 8125, les quelque 4 400 agents de bord de la compagnie aérienne principale de WestJet sont appelés à voter.
Ce vote sur un mandat de grève constitue la plus récente étape du processus de négociation en cours entre le transporteur et le SCFP. En avril 2026, le syndicat a déposé un avis officiel de différend après plus de sept mois de négociations qui, selon lui, n’ont pas permis de réaliser des progrès significatifs sur les principaux enjeux.
À ce moment-là, le syndicat et la compagnie aérienne s’étaient rencontrés plusieurs fois par mois depuis septembre dernier dans le but de conclure une nouvelle convention collective.
Un désaccord de taille
Au cœur du conflit se trouve ce que le syndicat décrit comme un écart grandissant entre le travail que les agents de bord sont tenus d’effectuer et la rémunération qu’ils reçoivent pour ce travail.
Selon le SCFP 8125, les agents de bord sont responsables de la sécurité des passagers dès le moment où ils se présentent au travail, mais une part importante de ce temps n’est pas rémunérée en vertu du système actuel. En moyenne, les agents de bord disent effectuer 35 heures de travail non rémunérées par mois.
Leurs revendications font écho à celles des agents de bord d’Air Canada. En août 2025, quelque 10 000 agents de bord d’Air Canada et d’Air Canada Rouge avaient déclenché une grève.
Ce conflit avait complètement paralysé les activités d’Air Canada pendant trois jours et avait ensuite amené le gouvernement fédéral à ouvrir une enquête sur la question du travail non rémunéré.