En mars et avril, la hausse des prix du carburant d’aviation s’est traduite par des coûts supplémentaires d’environ 70 millions $, ou une hausse de plus de 75 %, pour Transat.
Compte tenu du climat géopolitique actuel, Transat veut faire le point sur les répercussions de la forte hausse des prix du carburant d’aviation, accentuée par la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz.
« Cette hausse continue d’exercer une pression importante sur les marchés mondiaux de l’énergie et touche particulièrement l’ensemble du secteur aérien, entraînant une augmentation importante de nos coûts d’exploitation », indique le groupe.
Depuis le début de cette période de volatilité, Transat a mis en place diverses mesures visant à limiter, dans la mesure du possible, l’incidence de cette hausse sur ses coûts. Ces mesures incluent notamment l’introduction des surcharges de carburant sur les nouvelles réservations et des ajustements ciblés au programme 2026, représentant à ce jour une réduction d’environ 6 % de la capacité prévue pour la période de mai à octobre 2026. Ces mesures sont similaires à celles adoptées par plusieurs autres transporteurs aériens à l’échelle mondiale.
Un effet limité, pour le moment
Pour les mois de mars et d’avril, les surcharges de carburant ont eu un effet limité sur les revenus de Transat et n’ont compensé que marginalement l’incidence négative de la hausse des prix du carburant d’aviation.
Cela s’explique notamment par le fait qu’une très grande partie des réservations pour cette période avait été effectuée avant le début de la crise. Dans ce contexte, l’effet des surcharges sur les revenus devrait demeurer limité à court terme et pourrait ne compenser qu’en partie la hausse des prix du carburant d’aviation au cours des mois suivants.
En tenant compte de l’effet des instruments de couverture en place, la hausse des prix du carburant d’aviation s’est traduite, pour ces deux mois, par des coûts supplémentaires d’environ 70 millions $, ou une hausse de plus de 75 %, comparativement à mars et avril 2025. Les coûts supplémentaires encourus par la Société seront reflétés dans les résultats du trimestre terminé le 30 avril 2026, qui seront divulgués à la mi-juin 2026.
Une situation exceptionnelle
« L’importante volatilité actuelle des prix du carburant d’aviation s’inscrit dans une conjoncture exceptionnelle qui touche l’ensemble de l’industrie à l’échelle mondiale, explique Annick Guérard, présidente et cheffe de la direction de Transat.
« En plus de l’annulation de notre programme de vols à destination de Cuba jusqu’en novembre 2026, l’impact de la crise du carburant sur nos coûts est matériel et pourrait demeurer si la situation, indépendante de notre volonté, devait perdurer, poursuit la dirigeante. Malgré les mesures que nous mettons en place, nous ne sommes pas en mesure d’en éliminer pleinement les effets. Dans ce contexte, nous demeurons attentifs à l’évolution de la situation et continuons d’ajuster nos actions en conséquence. »