Valence transporte les pros au Septième ciel

L’Espagne, la Région de Valence et Air Transat ont souligné en grande pompe le succès de la liaison Montréal-Valence, un an après son lancement.


Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’Office espagnol de tourisme au Canada et la Région de Valence – ou Valencia – n’ont pas lésiné sur les moyens, hier à Montréal, pour vanter les vertus de cette nouvelle destination chouchou des Québécois.

 

Un an après le lancement du vol Montréal-Valence d’Air Transat, une impressionnante délégation est ainsi débarquée dans la métropole québécoise : l’ambassadeur d’Espagne au Canada, la ministre espagnole du Tourisme et surtout Quique Dacosta, l’un des meilleurs chefs espagnols, qui arbore un total de sept étoiles Michelin pour ses restaurants, dont trois pour sa seule table éponyme de Dénia, non loin de Valence.

 

Même le lieu choisi pour l’événement, une ancienne église reconvertie, versait dans le grandiose et ajoutait au faste de l’événement – à moins qu’on ait voulu nous faire comprendre que Valence est devenue un véritable péché mignon, ou qu’on pouvait lui donner le bon Dieu sans confession.

Quique Dacosta et Isabel Martin Benitez.

 

Rencontres et réseautage

L’événement a débuté en fin de journée par des rencontres chronométrées entre les 80 agents de voyages présents et une dizaine de fournisseurs valenciens triés sur le volet, tous venus montrer une facette de Valence, la ville, mais aussi la province.

 

« Nous voulions leur faire savoir qu’au-delà des découvertes urbaines, Valence est aussi la capitale d’une région riche en découvertes », explique Isabel Martin Benitez, consule aux Affaires touristiques de l’Office espagnol de tourisme au Canada.

 

Ça n’empêche pas qu’à elle seule, la ville vaut vraiment le détour. « Valence est un joyau méditerranéen à découvrir, la combinaison parfaite entre tradition et avant-garde, qui baigne sous 300 jours de soleil par année, et dont le très riche patrimoine est aussi intéressant à voir que ses plages sont agréables à fréquenter », de dire Alfredo Martínez Serrano, ambassadeur d’Espagne au Canada, lors de son allocution.

 

Souvenirs de voyage

Lors d’un panel de discussion subséquent, animé par la journaliste et critique gastronomique Catherine Lefebvre, Jhadyd Gonzalez, chef des ventes nationales chez Air Transat, a pour sa part partagé ses souvenirs de voyage en famille à Valence, l’été dernier.

« C’est une ville très complète et entière, où il y a toujours quelque chose à voir et à faire, et c’est exactement ce genre de destination que recherchent les voyageurs québécois de nos jours », dit-il.

« C’est aussi une ville très accessible, qui n’est pas surfréquentée, où il est facile d’entrer en contact avec les gens qui y vivent, poursuit Jhadyd Gonzalez. Et le fait qu’on puisse s’y rendre en vol direct plaît beaucoup : en fait, c’est là un facteur vraiment très important pour les voyageurs, désormais. Ce n’est pour rien que nous n’avons même pas mis un an avant d’annualiser notre vol qui, au départ, n’était que saisonnier! »

 

Des atouts et des atours

Valence est l’une des villes les plus séduisantes d’Espagne, combinant patrimoine historique, modernité, gastronomie et bord de mer dans une ambiance ultradétendue.

Son centre historique regorge de trésors architecturaux, dont la spectaculaire Cathédrale de Valence, la Lonja de la Seda et les charmantes places animées qui témoignent de plus de 2 000 ans d’histoire. À l’opposé, la futuriste Cité des Arts et des Sciences, chef d’œuvre du starchitecte Calatrava, impressionne par son design spectaculaire et ses attractions culturelles.

La Cité des Arts et des Sciences.

La ville bénéficie aussi d’un climat méditerranéen agréable presque toute l’année et offre plusieurs kilomètres de plages urbaines, dont Playa de la Malvarrosa. Pour leur part, les jardins du Turia, aménagés dans l’ancien lit du fleuve, créent un immense parc urbain idéal pour marcher ou faire du vélo. Une rare combinaison de culture, de soleil, de gastronomie et de qualité de vie.

Plaça de l’Ajuntament.

Entre autres bonnes raisons d’aller à Valence cette année, soulignons aussi l’ouverture d’un musée consacré au peintre valencien Sorolla, le dixième anniversaire des Fallas comme patrimoine mondial de l’UNESCO, la troisième année jubilaire du Saint Graal (!), l’éclipse solaire totale en août, l’inauguration de nouveaux espaces verts ainsi que les XIIe Jeux gais.

Du reste, pour ceux qui veulent poursuivre leurs pérégrinations espagnoles, il faut savoir que Valence n’est qu’à 90 minutes en train de Madrid.

Les Fallas

 

De la bonne chère à profusion

Pour le chef triplement étoilé Quique Dacosta, né et élevé à Valence, la gastronomie demeure cependant la meilleure raison de visiter sa ville. Hier soir, il l’a prouvé en offrant une séance de cuisine en direct avant de concocter un menu dégustation de sept services pour démontrer tout son savoir-faire et la grande richesse du patrimoine culinaire valencien.

 

« Pour ce menu, j’ai voulu mettre en vedette trois aliments caractéristiques des trois régions de la province de Valence : la truffe, le fromage et le riz », dit-il. Au-delà de la célébrissime paella, plat emblématique de Valence qui y a vu le jour, « la province de Valence sait repousser les limites de l’avant-garde gastronomique tout en puisant à même les riches traditions locales, poursuit le célèbre toqué.

 

Pour bien nous le faire comprendre, le maître-queux a projeté une vidéo époustouflante qui rend hommage à la salaison, l’une des techniques qu’il adore utiliser.

 

Il a par la suite décliné sa maestria avec de fines tranches de thon maturé un an, du kaki mariné délicatement déposé dans la corolle d’une rose, de délicieuses tranches de tomates séchées fourrées, un suquet de poisson au safran et un fort singulier riz cendré de l’Albufera aux truffes du Maestrazgo de Castellon.

 

Succès sur toute la ligne… aérienne

On l’aura compris : la Région de Valencia et l’Office espagnol de tourisme ont voulu marquer le coup, hier soir, en surfant sur la popularité croissante de la desserte Montréal-Valence d’Air Transat et en mettant en lumière sa gastronomie pour convaincre tous ceux qui n’avaient pas encore compris que la troisième ville d’Espagne vaut le détour, rien que pour les plaisirs de table.

 

« Le vol sur le Valence est le parfait exemple du succès d’une desserte qui prouve l’intérêt des Canadiens pour l’Espagne », se réjouit Isabel Martin Benitez, qui rappelle que le pays de Cervantès figure toujours dans le peloton de tête des destinations européennes particulièrement prisées des Canadiens et des Québécois. « Il n’y a pas si longtemps, les Canadiens séjournaient en moyenne six jours chez nous; désormais, ils y demeurent neuf jours », dit-elle.

L’intérêt des Canadiens pour l’Espagne est d’autant plus significatif que cette année, le Canada sera relié à l’Espagne par 17 vols directs, dont 7 nouveaux, à commencer par ceux qui seront déployés de Montréal sur les Baléares (avec Air Canada, dès ce mois-ci) et les îles Canaries (avec Air Transat, l’hiver prochain).

 

« En 2022, il n’y avait que huit liaisons aériennes entre le Canada et l’Espagne, rappelle la consule au affaires touristiques. Le nombre de sièges offerts a presque triplé au cours des quatre dernières années, passant de 202 000 à 537 000. »

 

Ode aux conseillers en voyages

Lors de son allocution, Isabel Martin Benitez a aussi souligné l’importance de la contribution des agents de voyages dans cette performance de l’Espagne.

« C’est d’autant plus important pour nous qu’on sent que les Canadiens leur font confiance quand vient le temps de choisir une destination de vacances, et que les agents sont alors portés à nous référer », dit-elle.

L’ambassadeur d’Espagne au Canada, Alfredo Martínez Serrano​, a lui aussi vanté les vertus de Valence et du vol d’Air Transat qui relie la ville à Montréal, et qui permet de jeter des ponts entre les deux villes, alors que l’Espagne et le Canada n’ont jamais été aussi bien reliés.

 « Valence est une porte d’entrée additionnelle pour notre pays, qui forme la douzième économie mondiale, qui est une destination très sûre où la démocratie est très forte, et où la durabilité est la meilleure au monde », dit-il.

Le diplomate a aussi évoqué les similitudes entre le Québec et l’Espagne, en soulignant la personnalité unique de la Belle Province et de sa métropole. « Quand les Espagnols viennent ici, ils se sentent chez eux, ajoute-t-il, surtout à Montréal, la ville la plus européenne des Amériques et la capitale gastronomique du Canada. »

Aux Québécois d’aller maintenant vérifier s’ils se sentent, eux aussi, tout autant chez eux à Valence.

Info : visitvalencia.com/fr