• vendredi le 7 mai, 2021

Que se passera-t-il pour les voyageurs Canadiens après le 1er mai? Voici la réponse du ministre des Transports

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30 mars 2021 – Le gouvernement fédéral n’a pas été indifférent aux difficultés des agents de voyages et aux mois de travail acharné et de dévouement du secteur du voyage dans le contexte de la pandémie. Voilà la bonne nouvelle.

La mauvaise nouvelle ? Il semble que les restrictions actuelles sur les voyages ne seront pas levées le 1er mai.

C’est ce qu’a déclaré Judith Coates, cofondatrice de l’ACITA (Association canadienne des conseillers en voyages indépendants), qui a co-animé hier la conférence téléphonique Zoom de l’ACITA avec le ministre des transports du Canada Omar Alghabra.

La participation de 100 conseillers en voyages à l’appel Zoom, a dépassé les capacités du logiciel de visioconférence. Quarante autres professionnels étaient sur liste d’attente.

Comme le dit Judith Coates à notre rédaction, l’ACITA n’a pas demandé au ministre des Transports, Omar Alghabra, ce qu’il en serait des voyages le 1er mai, après la fin de la suspension des vols d’hiver.

« Dans notre présentation, je donne une hypothèse : “En supposant, de manière optimiste, que les voyages seront ouverts le 1er mai si les restrictions actuelles sont levées, et si un client fait une réservation avec nous le 1er mai, nous ne recevrons aucun revenu de cette réservation avant la mi-octobre, ou de manière plus réaliste, jusqu’en mai 2022”. » déclare Judith Coates.

Le ministre Omar Alghabra a abordé la question du 1er mai dès le début.

« C’est la première chose qu’il nous a dite », raconte Judith Coates. « Il a commenté: “Les mesures de voyage sont temporaires, c’est certain, mais je ne veux pas que vous pensiez qu’au 1er mai, elles seront levées. Les décisions concernant le moment où nous commencerons à lever ces mesures seront guidées par la santé publique”. »

Il a également déclaré : « Je sais que vous voulez que j’arrête de dire que ce n’est pas le moment de voyager, mais je ne pense pas pouvoir vous dire cela aujourd’hui. »

Les vols d’hiver vers les destinations soleil ont été suspendus le 31 janvier après une annonce du Premier ministre Justin Trudeau, le 29 janvier, selon laquelle les quatre principales compagnies aériennes du Canada (Air Canada, WestJet, Sunwing et Transat) avaient accepté une demande du gouvernement fédéral d’arrêter temporairement les vols. Cette décision, prise un mois après le début de l’hiver, vise à limiter les voyages touristiques vers les destinations soleil les plus prisées.

Entre-temps, la règle canadienne du test PCR de 72 heures est en place depuis le 7 janvier, et la règle de la quarantaine de trois jours dans les hôtels, également annoncée le 29 janvier, est entrée en vigueur le 22 février.

Ces derniers jours, les compagnies aériennes, dont Air Canada et WestJet, ont ajouté certains vols, avec au moins trois vols vers des destinations soleil tel que Bridgetown (Barbade), Kingston (Jamaïque) et Mexico sur l’agenda d’Air Canada à partir de mai. Entre-temps, WestJet a déclaré qu’elle avait l’intention d’effectuer des vols internationaux cet été et, la semaine dernière, les dirigeants de WestJet ont indiqué que la compagnie aérienne avait demandé au gouvernement d’éliminer progressivement les mesures de trois jours d’hôtel à partir du 1er mai.

Judith Coates affirme que le ministre Omar Alghabra a cité des données montrant que les mesures supplémentaires introduites depuis janvier ont réduit de 90 % l’importation de COVID-19. Cependant, Judith Coates indique que les statistiques qu’elle a vues indiquent qu’en janvier, les cas dus aux voyages étaient de 1 %, dont 0,5 % dus à un contact avec une autre personne en voyage. « Il n’y a donc pas eu beaucoup de changement en raison des restrictions de voyage », note-t-elle.

Judith Coates raconte à notre rédaction que le ministre Omar Alghabra a déclaré que le travail effectué par l’ACITA et ses membres « devrait être applaudi ». « Nombreux sont ceux qui comprennent ce que vous vivez. » a-t-il ajouté.

Le ministre Omar Alghabra a également souligné que « lorsque la COVID est arrivé, il n’était pas accompagné d’un mode d’emploi, et que « l’industrie du voyage a malheureusement été une de ses victimes. »

Le programme d’aide financière pour l’industrie canadienne du voyage, qui serait dans sa phase finale de discussion, est maintenant entre les mains du ministère des Finances. Pour les agents de voyages, les rapports de l’ACTA ont indiqué que les discussions en sont maintenant au stade du « comment », et non du « si », en ce qui concerne la protection des commissions des agents de voyage canadiens.

Selon Judith Coates, le ministre Omar Alghabra « a semblé sincèrement préoccupé lorsque nous lui avons montré comment les conseillers en voyages indépendants ont été mis de côté en ce qui concerne les programmes de financement fédéraux et provinciaux, et il nous a invités à rester en contact et à fournir régulièrement des informations à son bureau. »

Selon Judith Coates, la réunion de l’ACITA avec le ministre Omar Alghabra le 29 mars a ouvert la voie à d’autres demandes de réunion, notamment celle du bureau de la vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland et de son conseiller politique principal, qui ont invité l’ACITA à une réunion aujourd’hui, le 30 mars. L’ACITA a également été invitée par le greffier du Comité permanent des finances à témoigner lors de sa prochaine réunion le 1er avril.

Source: Kathryn Folliott pour le groupe Travelweek/Profession Voyages

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